LIBELLULES EN CREUX, GARDE EN FER, PAR OUMÉTADA
(Collection de M. L. Gonse. )
un cheval en liberté, dans la prairie, la crinière au vent. L'aspect
du coup de pinceau est exprimé par des à jour et des amincissements du métal que le dessin de M. Guérard a fort bien rendus. Cette garde en fer, très simple, est, parmi toutes celles que je possède, la plus admirée par les Japonais. De même que pour la boîte de pharmacie de M. Montefiore, M. Wakaï m'avait offert le dépôt d'une garantie importante pour pouvoir l'emporter au Japon et la montrer aux connaisseurs, prétendant que l'équivalent d'une telle pièce d'Oumétada était introuvable.
Deux qualités se trouvent réunies chez Oumétada : l'habileté consommée de l'exécution et la personnalité du style.
Ses œuvres sont tellement originales qu'il est facile de les reconnaître entre toutes. Son lî goût le portait à des travaux d'un caractère sobre et mâle.
La ciselure du fer sans aucune incrustation était son triomphe. Le métal qu'il employait était d'une dureté extraordinaire; lorsqu'on frappe une garde d Oumétada, en la tenant sur