CHEVAL EN LIBERTÉ, GARDE EN FER, PAR OUMÉTADA
(CMbction Je M. L. Gonse. )
LA MONTURE DES SABRES
l'extrémité du doigt, elle sonne comme une cloche de cristal.
Je remarquerai, à ce propos, que les belles gardes en fer se distinguent par la pureté de leur son. Plus une garde est ancienne, plus le son est net et élevé. Cette qualité du son résulte de la parfaite homogénéité du métal et de la densité qu'il a prise sous le martelage avant de subir le travail de la ciselure. Les ciseleurs forgerons des xvie et xvne siècles estimaient ce surcroît de difficulté.
On comprend tout ce qu'il fallait d'adresse de main et d'aisance d'outil peur tailler, dans une matière
souvent plus dure que l'acier, ces creux et ces reliefs dont la souplesse tient du miracle. Le travail de ciselure était obtenu à froid, à petits coups de burin, de pointe ou de ciselet, et au marteau.
Nos ouvriers européens restent bouche béante lorsqu'on leur parle de ces tours de force de pratique. Mais il ^convient de remarquer que