‹ L'art japonaisChapitre 42 sur 76 · GROUPE DE SOURIS, PAR IKKOUAN · texte numérisé non relu

GROUPE DE SOURIS, PAR IKKOUAN

(Collection de l'auteur.)

qui sont de véritables et parfois d'admirables netzkés; mais ils sont rares.

« Comme le dit fort Justement M. Ed. de Concourt dans sa Maison d'un artiste, à Tépoque de la fabrication soignée des netzkés, les ivoiriers japonais employaient le plus bel ivoire, cet ivoire laiteusement transparent qui prend avec le temps cette belle patine, ce doux jaunissement, cette chaude pâleur qu'il ne faut pas confondre avec le saucement des netzkés modernes, fabriqués avec les qualités les plus inférieures de la dent d'éléphant, de la dent de morse, d'os même de poissons, — netzkés ayant quelque chose, dans les sébiles ou ils sont amoncelés, de vieilles molaires dans un crachoir de dentiste. »

Les Japonais ne sculptent plus de netzkés pour leur usage, l'européanisation ayant fait tomber en désuétude cette charmante mode. Tous ceux qu'on exécute aujourd'hui sont à notre destination. Le travail, même lorsqu'il est fini, reste médiocre et sec. L'invention est toujours d'une pauvreté révoltante. Les bons ivoires anciens se reconnaissent donc non seulement au charme de leur exécution, mais à leur belle couleur d'ivoire jauni par le temps et aux usures légères produites sur les saillies par le frottement de la ceinture.

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