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DÉTAIL DE POINTS COLBERT

(Exposé pur MM. Lefébure, de Paris.)

duite, et il est facile de lui prévoir un prompt et important développement. L'Autriche est également dans une voie d'excellents progrès ; elle a compris dans la dentelle le côté décoratif, l'exécution habile et le mélange des procédés.

M. Stramitzer, comme ses concurrents, appelle à son aide les premiers artistes de l'Autriche ; ses dentelles dans le genre vénitien sont remarquables sous tous les rapports. Les produits de M. Metzner sont d'un caractère plus large, et le Comité de Bohême nous montre une suite de dentelles d'un bon style et d'une exécution très large.

Les recherches faites par M'"^ Boch, directrice de l'école de Vienne, ont produit d'heureux résultats, et ces dentelles mélangées de métal et de

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couleur sont hardies, neuves et d'un bon effet. Peu de chose à dire de TEspagne, représentée par des mantilles d'imitation.

L'Italie, par les dentelles vénitiennes de M. Jesurum, offre un élément nouveau; e'ies sont d'un dessin très fin, mélangées de couleurs, d'un modelé très habile et d'un sentiment décoratif très déterminé.

Il se peut que cette appréciation fasse sourire quelques gens spéciaux, mais nous profiterons de ce moment de bonne humeur pour les engager à suivre, au point de vue de l'art de la dentelle, les travaux des fabrications de Vienne, de Prague, de Moscou et de Venise.

Dans les produits anglais, les dentelles de M. Howel James ou les imitations de M'"" Cospestake Adam, Mallé et C'" se recommandent principalement par une fabrication soignée et régulière. Mais l'exposition de Nottingham, surtout, fait regretter le manque d'efforts du côté de l'art.

Tous les autres travaux d'aiguille ont en Angleterre un caractère propre. Les époques du xiv' au xvn' siècle ont été étudiées avec talent. Seules les industries de la dentelle et du tulle n'ont pas pris part à ce mouvement.

L'exj oslt".on de la Belgique est très importante, et la mode en fait to'is les frais. Une grande quantité des objets exposés manquent de caractère déterminé et n'ont d'autre valeur que celui de la finesse du travail.

Il faut cependant tenir compte des difficultés que certains fabricants rencontrent et qu'ils ont surmontées avec le plus réel succès; ainsi MM. Normand et Chandon font d:s applications blanches sur dentelles noires de véritables merveilles qui ne sont qu'une partie de leur exposition. La Compagnie des Indes résuma dans son immense vitrine tous les travaux de dentelle de la mode. Ces deux maisor.s ont à nos yeux le rare mérite du mélange des procédés.

M. Robyn-Stocquart se fait une spécialité des dentelles noires et en a tiré un excellent parti, même dans les produits d'une richesse moyenne.

Les dessins belges sont certainement en grands progrès ; il y a à espérer beaucoup de cet heureux symptôme.

Les produits français ont, à notre sens, un avantage marqué : c'est la variété dans leur emploi. M. Lefébure, tout en exposant le point Colbert, si large et si fin, dont nous donnons ici les spécimens, a traité la broderie de l'ameublement avec une grande supériorité sous le rapport du dessin et de l'exécution.

La même remarque s'applique aux travaux de M. Warrée, auquel nous conseillons cependant une plus grande variété dans les dessins.

M. Pagny, au milieu d'une riche exposition de modes, nous montre une dentelle normande dont nous reproduisons le dessin.

Ce petit travail est peu important peut-être; mais, comme il est neuf ■et original, il a droit à l'attention et à l'encouragement.

Les broderies d'imitation et les tulles étaient exposés en grand

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