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Fig. 65. — Alphabet des anciens Bretons, d'après le R. P. Grégoire de Rostrenen.
c'était avec cette terreur de la Bête qu'on était seulement parvenu à dominer l'imagination sauvage des envahisseurs germaniques. Nos saints détruisent partout les dragons et les conduisent à la mer ou au fleuve, enchaînés par une étole ou par un simple ruban.
Saint Riok, le jeune enfant du roi Elorn, promène le sien dans les rues de Brest avec l'écharpe du chevalier Derrien.
Saint Pol de Léon en dompte un premier au Faou , dans la montagne Noire ; un second à l'île de Batz, qui prend son nom du bâton {batz) auquel il l'attache comme un simple chien de basse-cour.
plus de pureté que celle de leurs confrères du continent. Ils ne quittaient pas leurs épouses et nourrissaient leurs enfants qui avaient droit aux dons faits à l'autel.
Chez les Gaé'ls d'Irlande comme chez les Kymris des deux Bretagnes, les hommes mariés qu'on ordonnait prêtres ne se séparaient pas non plus de leurs femmes. Ce point est reconnu par M. Ozanam dans ses consciencieuses Études germaniques (t. II, p. 100).
La plus illustre des villes des Guidées était dans une petite île des Hébrides, /ona ou Icolm- Kill, autrefois appelée l'île de Hu, et probablement le siège d'un grand collège druidique. (Henri Martin, Hisl. de France, t. II, p. 114.)
Saint Méen jette le sien dans la Loire, non loin de Saint- Florent.
Saint Samson noie celui qui ravageait Paris dans la Seine, en présence même du roi Ghildebert.
Saint Armel précipite sa guivre dans la rivière de Seiche.
Saint Efflam et saint Tugdual enfin se délivrent de leurs bestioles enragées, l'un au pied de l'Hirglas, l'autre dans le bras de mer de Lan-Trecor.
O.E.Zr.C^.C.TT.L.J^.X.H.D.n.n.
ABCDEFGHI KLMN
D.T.7.Ti.E.0.U.X.V.D.C.|z .^V
0 PQRST\/XYZ& Anserina Gutturalis
Fig. 06. — Alphabet des anciens Bretons, d'après le P. dom Le Pelletier.
Les saints français, les vieux Gallo-Romains, pris d'un bel enthousiasme, se mettent à leur tour à poursuivre les monstres dont on avait rempli l'esprit de leurs populations affolées.
Combien avons-nous en France de processions commémoratives de la destruction de ces fameuses bêtes ?
Celle de la Tarasque, qui donne son nom à la glorieuse cité de Tarascon, immense machine que les chevaliers de la Gadou promènent encore par la ville au second dimanche après la Pentecôte.
Celle de la Cliair sallêe, de Troyes, que l'on couvrait de fleurs, de rubans et de pompons à l'époque des Rogations.
Celle de la Gargouille , de Saint-Romain, à Rouen, en l'honneur de laquelle on délivrait un prisonnier le jour de l'Ascension.
Celle de la Grand' gueulle, de Poitiers.
Celle du Graouilly, de Metz.
Celle du Bailla, de Reims.
Celle de la Dou-Dou, de Mons.
LES MÉROVINGIENS. 8b
Que sais-je? La grande cathédrale de Paris en conserve encore, à son porche superbe, la splendide image, oii l'on voit saint Marcel férir du pied de sa crosse un horrible serpent qui hantait dans sa tombe « le corps d'une femme de noble race, selon le monde, mais bien méprisable, à cause de ses vices, » ainsi que le dit la Légende dorée.
A E H THT I K L M N