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V -Les trois ordn

1 Le choix de la colonne chez le- Grt es, déterminait l'ordre, le style auquel appartenait la construction.

2 Partie de L'entablement placée entre L'architrave et la corniche (fig. 31p).

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l 'ordre < orinthù n le 1 1 dique inairc de ( !oi inl h l B colonne d(

coup à la colonne ionique, maie elle est encon |>] et toute! i« pari i< u tout le chapiteau • >n1 plufi ricl I .»• chapiteau a la forme d'une clochi dont la ba

deux rangées de feuillea d'acanthe qui courbent I

I /idée de ce chapiteau, la part ie caraci le l'ordi

inspirée à un célèbre sculpteur nommé Callimaque, par ] d'acanthe qui avaient crû autour d'une corbeille déj> la tombe

d'une jeune personne.

I )e gracieuses volutes, qui prennent naissance derrière les feuilles mbhe, supportent Les quatre coins d'un léger tailloir à faces coi volutes moins importantes Be tournent en sens contraire poui nconti

deux à deux sur chacune des faces du chapiteau, tandis qu'ui ■■ plus hardie vient s'épanouir en fleuron au milieu du tailloir.

L'entablement a une frise ornée de bas-reliefs, et une corniche remarquable par L'emploi de (lenticules

Les Grecs furent Les premiers à faire usage des caryatides . c t-dire à remplacer la colonne par une statue allégorique, comme à L'Erechthéion d'Athènt

72. Les moulures. — Les Grecs furent aussi Les premiers à faire un emploi raisonné et vraiment esthétique d< genre d'ornementation. Les moulures ornent la base de la colonne, le chapiteau et surtout L'entablem< où elles prennent des proportions en rapport avec leur importa. le larmier, destiné à rejeter les eaux pluviales en dehors de la miction.

est la plus grande saillie, tandis que les autres moulures, plu à soutenir le larmier ou à le couronner. Les moulures grecq - ainsi que Les romaines, sont restées classiques. Ce sont les moulures dont on fait encore le plus souvent usage aujourd'hui.

1 Sortes de dents formées de découpures rectangulaires (fig. 32a). On voyait rarement les denticules dans la corniche ionique.

2 Caryatide: de Cariate, habitant de la ville de Carie, qui fut prise par les Grecs. L'esclavage des femmes amenées à Athènes fut représenté par des statues qui soutenaient L'entablement. Ce fut l'origne des caryatides.

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i.< - principales moului i pouvenl dans les deux figures 32 a el 32 b. La première donne le profil de la corniche corinthienne, e1 la denxième} le profil de la base attique, celle qui a été le plus Bouvenl employée pour les colonnes ioniques e1 corinthiennes.

Nous non- bornons à i quelques mots sur les moulures parce que ce sonl plutôt des détails d'architecture que des ornements proprement dits. ( )u parlera plus loin d(>> ornements qui se mettent sur les moul irniche corinthienne el base attique. lures .

1 On trouvera une étude complète des moulures dans le 2e cahier A, de dessin géoétrique, par F. G.-M. (Partie du maître).

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73. Notions générales. Il a fallu trois siècles à la sculpture d'ornement, ainsi qu'à la statuaire grecque, pour atteindre sa perfection. i.«-

travaux les plus anciens oui quelque chose de raide, de lourd: ceux qui ont suivi sont meilleurs, el la sculpture s'esl ainsi perfectionnée de siècle <ii siècle jusqu'à celui de Périclès, où elle atteignit sou ap< -

Pour l'ornementation comme pour l'architecture, le- Grecs se -ouï lu

pires, au commencement . de- 1 ravaux égyptiens et assyrien-. Ainsi, i

la palmette, Le méandre et la volute grecs sont d'inspiration assyrienne : les

feuilles de lotus et les fret tes sont d'origine égyptienne.

Mais si chez les Égyptiens, les artistes étaient enchaînés par tes [<

d'une religion imparfaite, chez les Grecs leur talent eut pleine liberté : et. guidés par leur sentiment du beau, ils arrivèrent promptement à une perfection incomparable.

Il existe une autre différence entre l'ornement hellénique et l'ornement égyptien, mais celle-ci moins à la louange du premier : c'est qu'il ne fait ; toujours partie de l'édifice, comme en Egypte. Cependant, s'il paraît quelquefois ajouté à la construction, il dérive de cette construction même et en suit le développement.

Cela s'observe particulièrement dans les temples d'ordre dorique, où les ornements tirent visiblement leur origine de la structure primitive des

108 HIST< »n;i DE i. m; I ORNEMEN i \l.

temple* \ihm les triglyphes représentent le bout des solives, e1 Lee intitules celui des chevrons. Les ornements appelés gouttes, qui se trouvent en dessous des trigl} phes, ont la Forme de chevilles I >, fig. 31 p . 7t. Caractères de l'ornementation. BUe est :

1° Ksfhifiijiie. L'idée dominante de l'ornementation égyptienne avait été le symbolisme; chez les Grecs, c'est le Bentiment esthétique qui fut l'apanage de tout l'art ; et si aucun style n'a atteint une aussi grande perfection, c'est que nulle nation, il faut le redire, n'a eu autant que les Grecs le désir constant d'arriver à la beauté et à la pureté parfaite de la tonne

Toutes les lois de l'harmonie, ainsi que celle- de la bangence des courbes, de la subordination des parties, etc., sont strictement observées. Lé t'ait est que la plupart de ces loi- ont été formulées d'après la pratique de leurart ist es.

2° Court ntionru ll< et décorative. L'ornementation des monuments de la Grèce n'était ni réelle, ni imitative, mais conventionnelle, c'est-à-dire soumise aux lois de la décoration. La représentation des plante- ou autres tonne- naturelles ne s'y voit jamais sans être plus ou moins stylisée; et c'est précisément le caractère le plus élevé de cet art. Tout tendait à la régularité et à la symétrie ; et, suivant les paroles imagées d'un auteur "même les crêtes blanches des vague- de la mer. soulevées par le vent, et d'ordinaire si variables et si capricieuse-, sont amenées sous le joug de la régularité ornementale."

Dans les motifs floraux néanmoins, les artistes, toujours guidé- par leur sentiment esthétique et leur horreur pour l'excès, ne se sont pas départis des lois de croissance et du caractère général de chaque espèce déplante.

3° Élégant* et gracieuse. Cette élégance est obtenue par l'emploi fréquent des lignes courbes et ondulée.-, et surtout de la spirale, qui, tout en ajoutant à la variété de la composition, la rendent souple, dégagée et gracieuse. ( !es courbes, combinées de mille manières avec les éléments naturels Idéalisés, forment l'un des caractères dominants de l'ornementation grecque. Il sera facile de l'observer dans l'étude que nous allons faire à présent des éléments employés par les artistes décorateurs de cette époque.

75. Éléments de l'ornementation grecque (à part les ornements architectoniques dont nous avons parlé plus haut) :

1 Ornements rectangulaires portant des rainures profondes et verticales (B, fig. 31p).

-<>us du larmier (A, fig. 31 p).

i Éléments qui décoraient lei platée-bandes 1 w

(r, a, <ji, cques ' de lign< dont

pari i»' '• renconl rent î angle dr< »n rép6t il ion

1 in .1 déjà \ ii que ce ornemei ienl d'in

lec Grec leur donnèrent de* fora i \& Il en firent un

quent, que, très souvent, on lec nomme tout impiement d(

Lorsqu'ils faisaient usage de méandr multanément d'auti

ornements, ceux-ci étaient formée de courbe afin d'obtenir ainsi la vari nécessaire à l'harmonû

2 Boucles et spires fig. 33 . deux petite ornement icieux fonrn

le premier, de cercles ou plutôt d'anneaux enlacée répétition suivie et continue), et le deuxième, de petites spirales dispo n Bene u deux répétit ion renversée

Ces ornements .-'alliaient heureusement les lignes dm

chambranles1 e1 des autres partie- architectonique

3 Postes ou flots grecs fig. 34 . représentation conventionnelle, pem b-on, des vagues de la mer (no 74, 2° . Os sont formés d'enroulement* qui se relient (Tune façon continue. Ils ont une certaine ressemblance

les spires.

4° Palmettes (fig. 35). C'est l'un des élément- les plus importai et les plus caractéristiques de l'ornementation hellénique; meun peutêtre ne mérite d'être étudié plus attentivement . I. 'emploi fréquent et varié que les décorateurs grecs ont fait de la palmette. et la diversité de forme qu'ils ont su donner aux pétales qui la composent, en font un ornement tout à fait intéressant.

Ces pétales sont tantôt droits, tantôt courbes, tantôt ondulé-, ta: flamboyants (fig. 18), et toujours groupés et épanouis en forme de cloche.

Ce sont des formes conventionnelles qui paraissent être emprunté à la rieur de chèvrefeuille. Tune des plus belles plantes d'agrément. Les palmettes ainsi composées sont remarquables par leur élégance, leur grâce. leur légèreté et leur caractère puissamment stylisé. Le bas de l'ornement se termine ordinairement par des enroulements. Le plus souvent les pal-

1 Bordure peu saillante et ordinairement formée de moulures, qui suit le contour des ouvertures rectangulaires.

2 Voir au no 14 l'analyse esthétique qui a été faite de la palmette.

HISTOIKK DE I. \i: I OKNEMKXTAL

mettes Boni reliées cuire ellea par des Bpires ou autres courbes. Souvent aussi la fleur de lotus alterne de la manière la plus heureuse avec la palmetl pour former des bordures d'un goût parfait.

I) Omement8 qui décoraient principalement les chapiteaux.

1" La (iiiillt d'acanthi fig. 36, a et b). L'acanthe est uneautrebelle plante d'agrément à feuille caractéristique (a), de grande dimension.

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Principaux éléments de l'ornementation grecque.

La forme conventionnelle (b) de cette4 feuille a été employée chez les (irecs ;i orner principalement le chapiteau corinthien (voir no 71, l'ordre corinthien .

L'acanthe fut beaucoup plus usitée dans l'architecture romaine, devint par la suite la principale feuille ornementale classique.

2° L& volute (fig. 37 . C'est un ornement formé d'un enroulement en spirale. On le trouve particulièrement dans les chapiteaux ioniques et corin-

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