IS5U
Vitra// Enluminure Mosaïque
Fie. 1 a— La feuille de laurier adaptée à différents métiers.
!'|{I\< [PBS DE I.' AK i ORNEMEN i \l.
but un enduit frais; la détrempe, ou peinture à la colle; l'aquarelle, ou
peinture à l 'eau ; la décoration de la céramique ; les décorations à l'huile, etc.
Le tissaçi comprend la fabrication des étoffes à vêtements, (U>> rideaux,
des tapis, des dentelles, etc. Le | issage le plus admirable est celui qui se fait
à la manufacture des ( robelins, à Paris. ( îette fabrique, dont la réputation
est universelle, tut fondée au \Ye siècle par (\c> teinturiers du nom de Gobelin, et fut achetée plus tard par Colbert pour en faire une manufacture de l'État ; ses produits servent le plus souvent à faire des présents aux têtes couronné Le procédé de tissage qui y est suivi permet de reproduire les dessins les plus compliqués, et même les tableaux des peintres ; mais il nécessite beaucoup de temps; ainsi on compte qu'une verge carrée de tapisserie demande en moyenne une année de travail à un ouvrier.
La broderie consiste en dessins faits à l'aiguille sur des étoffes.
L'impression ornementale est faite sur papier, étoffe, cuir, etc., et entre dans la fabrication des indiennes, des papiers peints, la typographie artistique et nombre d'autres industries.
Enfin les ornements exécutés parjuxaposition comprennent la marqueterie, la mosaïque et la fabrication des vitraux peints. Disons un mot sur ces trois dernières industries, qui ont une importance particulière.
On sait que la marqueterie et la mosaïque sont des ouvrages composés, le premier de lames de bois, et le deuxième, de petites pierres de diverses couleurs, disposées de manière à former des figures, des dessins. Il y a la mosaïque peinture et la mosaïque ornement, suivant qu'elle représente des scènes de la vie ou de simples ornements. On peut admirer en Europe, surtout à Rome, des tableaux en mosaïque tellement bien exécutés, qu'ils offrent l'illusion de la peinture. Ces travaux ont une valeur exceptionnelle, parce (iu 'ils présentent de grandes difficultés, et que les matériaux employés sont eux-mêmes dispendieux ; mais aussi ce sont des œuvres durables La meilleure et la principale fabrique de mosaïque est celle du Vatican, encouragée par tous les papes.
La fabrication des vitraux peints commença au moyen âge et se développa avec l'art chrétien. Ces vitrages sont formés de morceaux de verre de différentes couleurs assemblés au moyen de lamelles de plomb, et disposés de manière à former des dessins, des tableaux. Les têtes, les mains et les ombres sont faites avec des couleurs vitrifiables que l'on cuit ensuite au four.
I '. .i;\ I mi N l l v. i
( )n peut \ oir de boni \ i\ raux, ft Mont rftil ••- 'l'
France, de Saint Patrice 'et du Sacré ( !œui Québec, à lu H i ilique
L'ornement en relief e I sculpté ou repou >
L'ornement <////>/< peut ôt re en bcu n Iv peu i
saillie but Le fond qui 1(' reçoit ; être en demûrelie) , n< at qu'à moil
sur ce tond ; ou bien, btre en plein-relief ou rond /(" •*. ,! fain corp comme un vase, une Btat ne.
L'ornement repoussé est exécuté but une feuille de métal travaillé marteau. La feuille, préalablement découpée, est appliquée but un original
sculpté, moulé, ou simplement BUr une matière assez molle, puis frappée avec Un marteau spécial aux endroits voulus, jusqu'à Ce qu'elle Bit prifl tfl
forme désirée. Le baldaquin de la cathédrale de Montréal est un magnifique exemple de travail fait par ce procédé.
2° — D'après V esprit dans lequel il a été conçu l'ornement est ymbcliq esthétique ou religieux.
Un ornement symbolique est celui auquel on a attaché une signification spéciale ; par exemple, une plume d'oie ou de métal, pour symboliser la littérature, la calligraphie ; une lampe antique ou un flambeau, pour signifier la science, le progrès ; la feuille d'érable, emblème national du Canada.
Un ornement est esthétique, quand, en le composant, on a cherché surtout la beauté de la forme ; par exemple, la palmette grecque, l'antéfixe fig. 18 k)1, et la plupart des ornements grecs, romains et Renaissance.
L'ornement religieux est celui auquel on a donné un sens religieux : la croix, rappelant la rédemption ; l'agneau, symbolisant la divine victime. (fig. 52 à 66), etc.
3° — D'après la part que l'imitation <le la nature y a prise, l'ornement est réel, conventionnel ou fantaisiste.
L'ornement est réel quand il représente une forme4 purement naturelle (fig. 1 b, le, 18 i, 23, etc). Les réalistes, en ornementation, s'approprient les formes végétales et autres comme ils les trouvent dans la nature, se contentant d'une certaine disposition dans l'assemblage des parties, et d'un choix judicieux des éléments qui conviennent le mieux au but qu'ils se proposent.
Au contraire, un ornement est conventionnel quand la forme naturelle est idéalisée, c'est-à-dire modifiée par la suppression de certains détails peu importants, pour ne lui laisser que ses principaux caractères (fig. le.
1 Voir, à la fin, une table des figures, qui permet de trouver celles-ci facilement.
11 PRINCIPES Dl. I." \ i: I ORNEMENTAL
1 i", L8 bj 18 d i s g, etc.)- On dit encore, dans <•<• cas, que ';| forme naturelle es1 stylisée} c'est-à-dire qu'elle est mise en rapport avec le style de l'ensemble décoratif dont elle fait partie.
"La figuration conventionnelle des plantée et autres éléments naturels est caractéristique à toutes les époques où Tari B'est élevéà la hauteur d'un véritable style, Une imitation servile de la un une est, au contraire, un signe presque certain d'une décadence marquée." Dessin à main libn Livn du maître V. I. ( '.
Un ornement est fantaisiste quand l'imagination de l'artiste a créé le Bujet de toute pièce, et que l'ornement représente un et re fictif fig. 1 d, l g, 7. 9) 12, 1 5 ■. I mi peut cependant donner aussi ce nom à des ornements qui, tout en étant inspirés par dos tonne- naturelles, ne t'appellent aucune d'elles en particulier Uari qui est l'expression du beau, n'est pas toujours la représentation complète du vrai Le dessinateur peut entrevoir des dispositions inconnues, réunir des éléments qui n'existent que dan- son imagination, et les fondre en un ensemble harmonieux2.
( Kitre ces trois degrés d'idéalisat'on, il est facile de concevoir (h'< degrés intermédiaires. C'est à l'artiste qu'il appartient de choisir celui qui convient à sa composition.
4° D'après le styU auquel il appartient, un ornement est ancien, médiéval ou moderne, si l'on n'envisage que les grand* - t ériod< - de l'histoire de l'art : OU bien, il est grec, romain, arabe, etc.. suivant qu'il appartient à tel ou tel style particulier. Ce sont dc> divisions qui correspondent a celles de l'histoire générale ; car chaque nation a eu son architecture, son ornementation,
son style en un mot. comme elle a eu ses us et COUtumt S, -a langue et s
lois, ('est donc le style qui caractérise 1 art d'une nation, qui imprègm cet art d'une physionomie toute particulière.
Les principaux styles ançû nsou païi ns -ont les m vies égyptû n, assyi U n et persan, le style grec et le style romain . A < es styles corrt s] ondent trois âgt - : l'art de l'Egypte et de l'Assyrie, considérés comme l'enfance de l'art : l'art grec, qui en est la jeunesse; et le romain, regardé comme la virilité, puis la caducité de l'art ancien.
1 Nous reviendrons sur <•»■ sujet en parlant des différentes sortes d'éléments naturels no ~ . é1 en développant davantage l'étude des divers degrés d'interprétation auxquels <>n peut les boumettre.
2 Les ornements de Forme purement géométrique peuvent aussi être classés parmi lee ments fantaisistes fig. l . ::. 1 1 .
KNKMKN'I i ■• fil I
IS
Le by!e du rnoj/< n "?/» ont l< i i que
le i oninn en I >< cident ; l'ai I orabi ) ei Ori< peu pn en que
le tniiiinstju, en I pagne et h ty le gothiqu* ou ogival, qu principalement en France, en Angletei n Allen
tin, roman et gothique forment l'art cl qui, comme I art pa i
différentes époques, correspondant à des dév< lo]
Les principaux styles des /emp moderne sont la /■'■■■ Louû XIII } Louis XIV \ Louù XV, Loui XVI et V La
Renaissance, comme Bon nom l'indique, fut un retour à l'art ancien mencé en Italie, ce mouvement se communiqua ensuite à la Franc* l'Europe. Les styles Louis XIII, l.<»ui- XIV, etc., furent en quelque \)o\iv la France la continuation delà Renaissance, parce qu'il lèrent
la plupart des caractères.
Enfin vient l'époque contemporaine qui comprend l'art d'imitation de la fin du XIXème siècle, puis cet essai d'art original qu'on appelle art nouveau ou " modem style".
Après avoir étudié les règles de l'ornementation, non- décrirons chacun de ces styles, en suivant l'ordre chronologique.
CHAPITRE II LA COMPOSITION ORNEMENTALE LES il ÊMENTS Ll I l< STYLISATION
3. Préliminaires. Dans la composition ornementale, il faut distinguer deux choses :
1° L< s principes on sources <l< l'ornement, c'est-à-dire les choses dont on peut se servir pour composer un ornement.
2° L'art, l'action <l< composer, c'est-à-dire d'imaginer, d'inventer, de disposer des ornements.
Nous parlerons d'abord (\v^ principes ou sources de l'ornement, puis nous aborderons les règles relatives à l'invention ou composition ornementale proprement dite.
4. Principes ou sources de l'ornement. — Les deux principes générateurs de l'ornement sont : les éléments ou unités, et la manière dont ces éléments sont disposés.
1° Les éléments — On appelle éléments chacune (U'> parties décoratives qui concourent à former un tout ornemental. Par exemple, chaque unité répétée dans les figures 4,5,6 et 7 est un élément. La figure 17, page 22, donne neuf exemples de parties avec lesquelles on peut composer des ornement.-, au moyen dr^ dispositions expliquées plus loin. L~n ornement de peu d'étendue peut être formé d'un seul élément.
Il y a deux sortes d'éléments : les uns sont artificiels, et les autres. naturels.
5. Les éléments artificiels ont eux-mêmes deux sources : la géométrie et Vindusirii humain* .
LA O »\ir< ksITION i