‹ L'Art ornamentalChapitre 5 sur 71 · I .. «•Ifiii.ni • iVofi<iim <i< m !>t< sont n ri,i · texte numérisé non relu

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ligne droite, qui était l'élément générateur pu sque unique de l'ornement primitif, s'allie et Be combine avec la ligne courbe. On voit apparaître le cercle d'abord, puis les courbes d'un ordre plus élevé : l'ellip >urbe>

Binueuses et les courbes entrelacé Enfin vient la volute, qui forme l'un des caractères dominants de l'ornementation si gracii i par

Grecs, et qui, imitée et combinée de mille manières avec lefi élémei *u-

rels plus ou moins idéalisés, deviendra dans les styles suivants, le principe générateur de la plupart «les motifs de décoration." Dessin à main / Livre du maître F. I. ( !.

Si l'on compare les doux sortes de lignes la ligne droite et la ligne cour! au point de vue de l'effet qu'elles produisent en ornementation, on trouv< que la ligne droite exprime la stabilité et la force, tandis que la ligne i exprime la grâce, la variété et la liberté.

Du reste une composition ne saurait être parfaite -ans l'alliance d< deux éléments. L'emploi de la seule ligne droite entraînerait la monotonie, la raideur et la sécheresse; comme d'autre part la ligne courbe seul gendrerait la mollesse et le manque de stabilité.

6. Les éléments d'origine industrielle comprennent tous les motifs dérivés : 1° de l'habitation, du mobilier et du retenu ni : 2e du o V industrie proprement dite et de la guerre ; 3° des arts. d< la religion,

\J habitation humaine fournit les motifs d'architecture et di struc-

tion, comme piédestaux, colonnes, moulures, etc. : le mobilier apporte les draperies, banderolles, lambrequins, vases, etc.: le vêtement donne les coiffures, les couronnes, les rubans, etc.

Le commerce et Y industrie fournissent les formes de navire et d'auto moyens de transport, les outils de métier et tous les objets fabriqués : mé-

ri;l\< IPES Dl. L \ i: I ORN I.MIA 1 AI.

daillonflj bijoux, etc : La guerre apporte lea armures de tenue- sortes : ca ques, lani boucliers, etc.

Enfin les arts, lec I la religion produisenl les instrumente e1

les emblèmes qui leur sonl propres.

A\ <•<• cette abondance de motifs, l'artiste pourra composer des I roph< des groupes de tous genr« Il imaginera facilement aussi des écussons, dérivés^des anciens boucliers, puis des cartouches à bords retroussés, rappel a ut le cuir travaillé et les rouleaux de parchemin.

Flore et faune réelles, conventionnelles et fantaisistes.

7. Les éléments naturels. Leur stylisation. — "Une autre source plus variée et non moins féconde de motifs d'ornements se trouve dans la nature. La flore dans Bon infinie et admirable variété, le règru animal réel ou fantastique, la figure humaine elle-même, peinent fournir à l'artiste décorateur les éléments d'une multitude.de compositions pleines de grâces et de beauté". Dessin à main libre — F. I. C.

Les éléments naturels ont donc également deux origines : le règru végétal ou la flore, et le règru animal ou lafauneK

1 Le règne minéral n'inspire qu'un très petit nombre d'éléments naturels, qui, du peuvent

ordinairement être classés parmi les éléments géométriques : prismes, pointes de diamants, etc,

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La flore ornementale, l- latine donnaient l«- nom <!<■ Mon ;, \:i déesse c }iii s> mbolisait lea jh ur< . 1( mod< i ri( d< ciipi ion de i jétaux d'un paj l vu fUak i ude d

ment - dérh es de la plante.

"Lea éléments empruntée au règm euille», fleui

fruits -oui bien différente des élément >métriquei ou artificiel* : ici courbes Be développent avec une variété infinie autour de centrée incom et changent de direction en obéissant à dee affinitée mystérieux Lei Feuilles et les fleura présentent des contours si pui

le dessinateur n'a < i u ' m copier la nature pour y trouver l'idée de disposition! et d'éléments variés". II. D'Henribt, Mais plue souvent encore la Bore est stylisée.

Nous avons déjà dit un mot du I ravail qui consiste à idéaliser L< mes naturelles en général (no 2, 3°) ; e1 nousy revenons ici pour rappeler, au sujet des formes végétales, quece travail comprend trois d pour

expliquer par des exemples, comment on les obtient.

Au premier degré, avons-nous dit, l'artiste ne fait que copier la flore avec sa conformation réelle, se contentant d'un certain arrangement da l'assemblage des parties, et d'un choix judicieux des plus beaux éléments. La plupart des plantes lui fournissent ainsi des motifs qu'il suffit de die avec goût pour obtenir un bon effet décoratif. Exemple: la feuille et le fruit du chêne (fig. 1 b).

Au deuxième degré, il fait subir à l'élément une modification plus considérable, ne craignant pas de sacrifier les détails pour ne conserver que qu'il y a de caractéristique dans la plante choisie. Il en obtient ainsi une forme conventionnelle. Pour cela, il n'y a pas de règles bien précises. ( îequ il faut s'attacher à reconnaître dans la nature pour l'imiter, c'est plutôt le caractère général et les lois de croissance de l'espèce que les qualités particulières à chaque sujet. L'artiste doit simplifier et coordonner les détails, régulariser les contours, et soumettre les dispositions du motif aux lois ordonnatrices de la symétrie. Exemples : les mêmes éléments idéalisas (fig 1 <

Au troisième degré enfin, l'idéalisation sera poussée si loin que l'on ne reconnaîtra plus l'espèce de plante dont l'artiste s'est inspiré ; ou bien encore ce sera une plante fantaisiste, comme les Arabes ont su en créer en si grande abondance. Exemple: interprétation libre de la feuille de chêne (fig. 1 d).

20 PRIN( IPES DE I.' \ i: l ORNEMEN1 AI.

Telleest l'origine de cette flore imaginaire donl certains arrangements en rinceaux et en arabesques non- offrent tanl de modèles : tels sont les palmettes, les fleurons el les rosaces qu'il est impossible de rattacher à aucune classification botanique, mais qui empruntent cependant à la naturels dispositon rayonnante avec la conformation générale des organes apparent

Il D'Hl \i:n i.

La faune ornementale. La faune, elle aussi, offre aux arts dé ratifs tout» espèces (Truc- vivants, depuis l'homme, le plus noble

jusqu'aux insectes les plus minimes.

La représentation de la faune, au premier degré, Be fait de la même manière que pour la flore : la nature est suivie presque fidèlement, et l'artiste se borne, encore ici, à une indication sincère. Les peinture.- et les basreliefs ancien- et modernes nous offrent (h< exemples d'animaux emploi de cette façon. Exemple : lion au naturel (fig. le).

Le deuxièmi degré exige plus de transformation ; ici l'être vivant conserve, il e>t vrai, son contour spécifique et son allure typique, mais les parties secondaires, surtout les détails, sont atténués et souvent même supprimés.

Les bêtes des styles égyptien, grec et romain, et les figurations d'animaux dans les armoiries du moyen âge sont des exemples de ce degré d'interprétation, D'ailleurs, presque tous les styles ont eu recours à (\c> représentations d'une faune plus ou moins conventionnelle. Exemple : lion héraldique (fig. If), tel qu'il se trouve sur les armes d'Angletene et sur celles de la province de Québec.

Au troisièim degré appartiennent ces assemblages d'espèces vivantes, résultat des concept ions mythologiques de l'antiquité et qu'on a] tpelle sphinx, griffons, chimères, etc. : ainsi que ces êtres à corps feuille, dont la beauté rivalise parfois avec ce que la nature nous offre de plus parfait : et enfin c monstres fantastiques non moins intéressants du moyen âge, et plus tard de la Renaissance, comme les gargouilles, les dauphins, etc. Exemples : lion nimbé et ailé (fig. lg), symbolisant saint Marc (d'après Mandrin . griffon fig. 16), etc.

Ajoutons qu'à toutes les époques, les artistes se sonl essayés également, d'une infinité de manières, à fixer, dans la décoration, la figure humaine : soit en supprimant les bras, comme dans certaines cariatides, soit en renfermant les jambes dans une gaine (fig. 48), soit enfin en ne reproduisant que le buste ou le masque : et cela, depuis la représentation fidèle jusqu'au mascaron fantaisiste de la Home antique et de la Renaissance fig. 47).

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