‹ L'Art ornamentalChapitre 40 sur 71 · TL · texte numérisé non relu

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Éléments de l'ornementation byzantine

blêmes de la sainteté, que l'on plaçait autour de la tête des saints. Le lis (fig. 57 ). par sa blancheur, était la figure de l'innocence et de la pureté.

5° Le serpentj emblème de l'astuce et du démon. Il rappelait aussi la chute d'Adam et le serpent d'airain, qui avait figuré Jésus rédempteur, serpent faisait quelquefois partie de l'ornementation dc> chapiteaux.

(i° La croix, signe vénéré de la rédemption, sous toute- ses formes :1a croix grecqiu fig. 58), qui a ses quatre branch gales : la croix loti

fig. 59), qui a la branche inférieure plus longue que les autre- : la croix égyptienm ou de saint Antoim (fig. 60), ayant la forme d'un T ; celle de saint André fig. 61 . qui esl en forme d'X; la croix di Jérusalem (fig. 62), qui a les quatre branches en forme de T, el la croix <l< Malte (fig. 65), dont les branches s'élargissent en s'éloignant du centra .

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7 I .;i i - oix i><iii nu i ni, «.M de Lorraii

Ions horizontaux, le upérieur étanl plu- petit que l'autre « I I fig. 66), qui en a trois, de longueurs différente en diminuant ;

s La colombe, image du Saint E prit et de l'âme chré image du chrét ien altéré de la grâce divine Chacun des quai avait, depuis les premi< on symbole : un ange pou un

lion pour s. M aie. un bœuf pour S Luc, et un aigle pour S J< b n i i et od peignit aussi, maie trèe rarement, défi animaux fantai

(.) Le froment et la vigne, emblèmes du pain et du vin eucbaristiqu< nourriture de L'âme, et enfin la palme, symbole du martyre et de la iri remportée sur les ennemis du salut.

Tous ces emblèmes ont continué et continuent d'être employés dans les décorations religieuses.

(b) Éléments décoratif 8 : 1° Bandes perlées fig. 67 ou sorte de rubai portant des perles, comme ceux qu'on tissait alors en soi

2° Feuillages fantaisistes (fig. 68), imitation des feuilla romains modifiés par l'influence des indusl ries oriental'-, comme la bisseran-

68 ci

Acanthes grecque, romaine et byzantine.

derie et la fabrication des tapis. Ainsi les feuilles qui décorent les chapiteaux sont souvent des imitations simplifiées de la feuille d'acanthe. Elles sont caractérisées par des folioles à grandes dents pointues et épaisses et qui sont séparées les unes des autres par une incision circulaire prononcée (fig. 68 c).

HISTi »l RI hl I. \ i: l OKNKMEN I \L

3 Entrelacs et arab fig, 69 . ornementa formés de bandes, de

tiges, de feuilles, etc., qui se croisent nchevêtrenl de di es manier»

toujours à l'imitation des arts d't Prient.

l Le trèfle, formé de trois arcs de cercle, le quatrefeuHUy formé de quatre, el le quintefeuitte, formé de cinq arcs fig. 70,71 el 72 . Ces forn étaient employées comme ornements ou pour les œils-de-bœuf.

5 Les rosettes ou petites rosaces (fig. 73 . ornant les archivoltes, les bandeaux, etc.

t. Lee chevrons ou bâtons rompus (fig. 7 1 », formés de moulures brisé à angles égaux.

7° Les dents di scie (fig, 75), ayant la forme de dents pointu*

8 Enfin !• illes ou imbrications composées de dentelures circulai! superposées à la façon des ardoises ou des tuiles de toiture 74a, page 145 .

93. Couleurs. La peinture n'est pas en progrès à l'époque byzantine. Les contours sont rigides et accusent rinhabileté du peintre. On s'occupe peu de la ressemblance et de l'expression dc> personnages : le but de l'artiste se borne au côté moral. Aussi ces saints dessinés sur fond uni, ordinairement doré, ont un certain caractère de grandeur et de dignité.

Par contre les habits sont peints de vives couleurs et chargés de riches broderies, comme si on avait voulu racheter l'insuffisance de l'expression par le luxe des draperies. Peut-être les artistes voulaient-ils marquer ainsi la gloire dont jouissent les saints dans le ciel.

La coloration montre un goût prononcé pour les couleurs éclatant» La peinture décorative n'offre rien de bien remarquable : elle se borne le plus souvent à des fond- avec semis d'étoile-, et entourés d'ornements fantaisistes. Le tout néanmoins présente une heureuse alliance de tons

L'ornementation byzantine eut une influence incontestable sur tout l'art du moyen

UIANTRI II

l 'ART KOM.W Ve-XIIe Ml CLI l 'ARCHI I i < M Kl

94. Notions historiques. Ce Btyle a été appelé roman1 parce qu'il i une altération du romain. ( "est ainsi qu'on a appelé romanes lea lai du

moyen âge issues du latin. Le roman est donc, lui aussi, un rejeton l'art de Rome.

Le partage de l'Empire avait divisé l'influence civilisatrice et le m< ment artistique ; c'est pourquoi pendant que le byzantin » eloppait

en Orient, le roman se formait en ( tocident.

La filiation commune de ces deux styl te manifeste par la m-

blance qui t\xisti4 entre eux, surtout en ce ciui concerne l'ornementation.

L'art occidental se modifie suivant les influence- de chacun des pays où il pousse des rameaux. Il y prend même des noms différent- : ainsi au nord de l'Italie, c'est le style lombard ; en Franc st l'art roman : en Angleterre, on l'appelle normand. Mais quel que soit le nom qu'on lui donne, c'est toujours ensubstance le même style, qui grandit sous le souffle bienfaisant de l'Église.

Le roman peut se diviser en trois époques : le roman primitif (Ye-Xe siècle) , le roman secondaire (Xe-XIIe siècle) et le roman tertiaire (fin du Xlle siècle) .

1 Dans un pays bilingue comme le nôtre nous croyons utile de faire remarquer que Le mot français romain se traduit en anglais par Roman 11 " " roman - " " Romanesque

11 " '' romanesque " " Romantic

Ces mots sont pris quelquefois l*un pour l'autre au Canada.

HISTOIRE Dl. L AR1 ORNEMENTAL

1 ,c roman primitif fui analogue au stj le latin étudié plua haut : e1 il resta longtemps sans progresser : car, Bi le byzantin fleurit rapidement au milieu de la prospérité orientale, il n'en l'ut pas de même de l'art roman, qui ne pouvait que suivre pas à pas le progrès du christianisme el de la civilisation en

( )c< i.lcnt . ( )r il î'aut se rappeler quel voile de ténèbres -'('tend du Ve au [Xe siècle sur l'Italie, épuisée par les Invasions des barbares, ainsi que sur la manie e1 la Gaule, qui étaient encore barbares. i i n'est qu'au Kle siècle que l'art occidental put sortir de ce long sommeil et prendre une physionomie propre en se créant une manière de bâtir.

Par art roman nous entendrons donc principalement l'art occidental des Xle et XI le siècles (roman secondaire), comme constituant alors et alors seulement , un véritable style.

95. L'architecture. C'est des monastères qu'est sorti l'élan qui éleva les églises romanes. Les moines avaient recueilli les débris de l'art antique et en avaient formé une synthèse qu'ils perfectionnèrent peu à peu. ( !'est pourquoi l'art roman sera essentiellement religieux. On sent qu'une foi vive et profonde inspire l'artiste, par le caractère de gravité que prennent les églises, et par les efforts évidents que l'on déploie pour les revêtir d'une ornementation riche et originale.

Comme nous l'avons dit, l'art byzantin, qui avait pénétré en Italie et même en France, eut de bonne heure une influence marquée sur l'ornementation en Occident ; mais les nouvelles conceptions architectoniques de Byzance ne fécondèrent efficacement l'architecture romane qu'au Xle siècle. C'est alors, nous le répétons, que la basilique latine, transformée progressivement, devient un monument religieux d'un style nouveau.

Fig. X. -Notre-Dame de Poitiers, France.

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1 i principal 6gli v romane d< v- 1 et XI I< •\\>r de \<»i re l >ame la I Irandi à Poil

:'i \i-lc- ; la cal hédrale <r tagoulême et l égli c d( Velaj ;en Angleterre, l'égli ede P( berborough : « a Allei ci deSpire;en Italie, l'égli cSaint Ami de Vfilan.

96. Caractères généraux* I Uaffranch eni <i> ègU cL l\ chiiecture païenne. Les constructeurs roman renl des 01

régulières des ( îrecs e1 des Romains. < m ne 8ai1 s'ils l< fin ai no-

rance ou de parti pris ; mais il est certain qu'il valait i tre complètement les proportions des ordre que de simplement iti-

ger, à l'exemple des Romains, Cette entière liberté laissée aux constructeurs amène une grande variété dans toutes les parti* chitectoniqu change totalement la physionomie du bâtiment.

2 L'adoption du plan en forme <l< croix lath ail introduit le transept1 dans les basiliques latine-. Cet usage s'accentua en Occid aux \Ie et Klle siècl( Le transept, en faisant saillie de chaque de l'église, la développait en forme de croix lat ine. L'idée de Bymbolisme inspire donc les architectes romans comme ceux de Byzanc Mais le plan en croix latine plutôt qu'en croix grecque est une distinction à établir entre l<

occidental et l'architecture byzantine.

3° Le grand usage de la route en berceau i / de la voûU d'ari 'appo

du contrefort. Les plafonds en bois des premières églises romai eu peu de durée. On songea à les remplacer par des voûtes en ; u .

Mais on eut beau donner de l'épaisseur aux murs, il ne pouvaient -ter

à la poussée de ces voûtes. On eut recours alors à la voûte d'afl qui

distribuait ses poussées en certains points, c'est-à-dire là où se terminent les arêtes. Ces points furent fortifiés au moyen de contreforts4 qui deviennent un des éléments caractéristiques de toute l'architecture du moyen âge.

4° La prédominance des pleins sur les vides et l du plein i

Les ouvertures sont rares, étroites et cintrées. La façade des petites n'avait que deux ouvertures : le porche ou portail, sorte de mande

1 Nef transversale entre le sanctuaire et La grande nef.

2 Voûte demi-cylindrique.

3 Voûte formée par le croisement de deux voûtes en berceau.

4 Sortes de piliers carrés adossés au mur, à l'extérieur.

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