HISTOIRE DE L A K 1 ORNEMENTAL
e1 au-dessus, une fenêtre cintrée ou une rose. La roseétail une ouverture circulaire divisée par (U^ meneaux ou barreaux de pierre qui se réunis-
-;iicn< par des arcs,
Ces ouvertures riaient les parties que les architectes romans s'appliquaient particulièrement à embellir. Le porche notamment, a\ - moulures et ses colonnettes en retrait l'une de l'autre, formait un enfoncement susceptible de recevoir l'ornementation la plus riche et la plus varié
f>° La massiveté et la physionomû l<>ur<l< <l< lu construction. La pesanteur qui apparaît dans toutes les parties de l'édifice lui donne un imposant caractère de dignité et de durée, mai- aussi un aspect de solidité rustique et un peu trop apparente. Cela est dû sans doute au manque d'habileté des constructeurs, qui étaient encore novices dans cet art nouveau qu'ils s'étaient créé ; mais on peut y voir aussi un effet de la foi robuste et profonde qui présidait à ces constructions, et qui demandait une impression de force, de recueillement et de mystère. Ce caractère austère l'appelait aussi l'origine monacale de cette architecture.
Du reste le roman n'est que l'enfance de l'art chrétien. Toutes ces formes se développeront et s'élanceront plus tard dans l'art gothique pour devenir sveltes et élégantes (no 111 et suivants).
6° La substitution <ln clocher nu dôme. 1 )ans l'église romane le clocher remplace la coupole (fig. X). Les clochers romans étaient ordinairement des tours carrées à deux ou trois étages per< d'arcades cintrée Une toiture pyramidale terminait la tour. On plaçait les clochers aux deux côtés de la façade ou sur la croisée du transept .
97. Caractères particuliers. — 1° La colonru m diminm plus par h haut et prend des dispositions variées. Elle n'est point assujettie, non plus que le reste, à des proportions régulières. Elle a donc la forme d'un cylindre qui s'allonge à volonté (fig. XI ). Souvent elle part du sol et remonte jusqu'à la voûte.
Fig. XL — Coupe d'une église et colonne de style roman.
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Lorsque la colonne toute eulc paraîtrait trop faible, on la un pilier carré ur le faci duquel on • \ i , alon la colonne d'en a> ant eulemenl mon qu'à ' i rois au! re reç< livent le arcad< parallèl de la
\ oûte latérale.
Parfois l<i pilier esl com d'un plu nd nombre de colonm
i i si un moyen de dissimuler son é] i
Parfois aussi les colonn< ni doubles. On l< accouple tantôt de front , tantôt L'une derrière l'aut re,
Quelquefois enfin les colonnes alternent avec des pil ou bien
des colonnes simples alternent avec des colonnes double
Si la colonne est employée dans une intention décorative, elle reçoit la ornements les plus vari<
2 La colonne support* <l< s afeadi s i n pli in cintn < f <l< 8 ( ntabl m-
plifiés. Ainsi que dans l'architecture byzantine, la colonne redevient support ; et presque toujours les arcades retombent immédiatement sur les char piteaux. Seulement, comme les arcades, dans l'église romane, mtinuent sur une plus grande longueur, elles offrent un meilleur effet dep
L'entablement, quand il y en a un, se réduitàla corniche, qui se réduit souvent elle-même à une OU deux mouluri
3° Les chapiteaux sont pesants} irrégulù rs < i souvt ni n co mentaiion fantastique (fig. Kl). "Le chapiteau roman se gonfle en une demi-sphère coupée à quatre faces, comme une coupole retournée: il &'é en entonnoir, se dessine en cœur, se i aille en pyramide tronquée et ren\ aux arêtes arrondies, comme celui des Byzantins nouit en campanule ou
affecte les courbes d'une barque. . .Quelquefois il est brodé de perles dan- le goût oriental, et très souvent il est historié de figure.- symboliques ou chimériques. . ."
"On peut passer des heures entières à considérer, dans une église romane, ces chapiteaux historiés dont pas un ne ressemble à l'autre. Les figu en sont courtes et grossièrement dessinées, mais attaquées d'un ciseau fier. Les symboles en sont obscurs et attachants par leur obscurité même.". . . Charles Blanc.
4° Les moulures sont simples et lourde*. Elles ont un relief robuste et prononcé. Les formes rondes et renflées y dominent, comme on peut le voir dans la figure 74b, page 145, qui donne un profil caractéristique des moulures de l'époque.