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I 'ORNEMENTATION— LA TRANSITION AU GOTHIQUE

98. L'ornementation. —Elle est moi tic' byzantine, moitié empruntée

du blason, des arts, des métiers e1 d'une flore conventionnelle. Très simple

au commencement, elle devient de plus en plus riche à mesure que le style

développe. Ses éléments ne dérivent pas plus de l'antique que ceux de la

consl ruction.

Caractères. — 1° L'ornement roman, comme le byzantin, est tantôt symbolique et religieux, tantôt purement décoratif. On y retrouve les emblèmes usités dans les églises orientales : le monogramme du Christ, le nimbe, l'auréole, le serpent, la colombe, l'agneau, etc. (no 92), et en plus un grand nombre de sujets historiés, c'est-à-dire de sujets religieux rappelant • le- passages de l'ancien ou du nouveau testament. Une particularité de cette époque était de faire entrer dans ces sujets une variété infinie d'animaux fabuleux ou Fantastiques, symbolisant différents vices.

2° 1a sfonru s décoratives sont convi ntionneUes ou fantaisistes, à l'imitation également de l'ornementation byzantine. La sculpture offre beaucoup d'ornements où la flore et la faune sont largement interprétées, avec des modifications qui diffèrent suivant les régions et le goût des sculpteurs; mais le plus souvent ceux-ci tirent leur ornementation d'une flore purement imaginaire. Beaucoup de motifs aussi sont empruntés aux industries orientales : bordures, bandes perlées, etc..

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