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Exemples d'ornements romans
ment celles des porches. Beaucoup d'autres ornements pouvaient revêtir le fût des colonne.-, tels que les gaufrures (fig. 75a . ou cavités régulières, les (huniers ou carrelages (fig. 75 b . les bandes perl (fig. 67) et les guirlandes ou tiges de fleurs, de feuilles, conduit.- tanspirales ^fig. 75 c), tantôt en ligne- verticales, tantôt en entrela s Quant aux archivoltes des portails aucun ornement de l'époque n'en éT systématiquement exclu et un grand nombre se rencontraient parfois d le même portail.
HISTOIRE DE I. \l; ! ORNEMEN1 \L
2° Les l>ilh (h s fig. 76 ou rangées de petits cylindres ou de petits demicylindres égaux en volume e1 placés à distances égales. Parfois il y a plusieurs rai de billettes dispo a damier et Formant ainsi alternance de pleins
et de vides dans les deux sens.
;> Lesél ■ fig. 77 ou ornements en forme d'étoiles à quatre branches, baillés dans la pierre, e1 juxtaposés d'une manière continue.
4° lœacapria fig. 7s et 79) ou têtes plates de chat, d'oiseau, etc., employées sur les moulures ou décorant les modillons qui, à cause de « becs d'oiseau, probablement, ont pris le nom de corbeaux.
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Quelques autres éléments do L'ornementation romane.
Les têtes de clou (fig. 80 I à quatre facettes égales taillées en pointes de diamant. Elles sonl juxtaposées par rangées comme les étoiles.
0° Les médaillons (fig. 81), on forme de demi-ellipsoïdes, les besans (fig. 82) ou petits disques circulaires posés à plat, et les losanges ou diamants , formés de chevrons opposés ou de losanges taillés en pointes de diamants
7° Lescorbeaux (fig. 84) ou sortes de modillons. Ils étaient formés de pierres saillantes qui supportaient la corniche, la retombée des ares ou une saillie quelconque. On les décorait le plus souvent de têtes d'hommes ou d'animaux, et parfois même d'objets usuels.
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déjà dit, se mêlent à l'ornementation de di manièi »n1 quelq
fois même boute la décoration des chapiteaux et de certaine autn d'architecture.
Dans cette faune fantastique, le démon est représenta formes : il est tantôt griffon, chimère ou sphynx, tantôt serpent, ou
dragon. Tout le symbolisme de ces figur< n pour objet l'antagonisn entre le bien et le mal.
10° Les griffes ou feuilles recourbées en forme de griffes et placées qu quef ois aux quatre coins de la base de la colonne fig 78aet XI), l
fig. 78 b semblant à des câbles tordus, les onnatti - 7Î
e1 les fleurons de toutes sort*
1 1° Enfin les arcatureSy qui sont dr* éléments architectoniques emp comme ornements. Elles consistent en rangées de petites arci simulé c'est-à-dire fermées, qui reposent sur des colonnettes ou des pilas1 El
couvrent en certains endroits la nudité du mur et produisent * bon effet décoratif (fig. 78 d).
100. Peinture.- Dans le style roman, la répétition de petit ment s de diverses couleurs était, avec les fonds bleu d'azur, les fonds et les carreaux émaillés, le grand moyen de décoration, ("était une pique assez commune de peindre les colonnes en rouge, le- chapiteaux en v et la voûte en bleu ciel. La peinture à fresque y tenait aussi une p] portante. Les peintres ont reproduit en couleurs tous les suj ciseau du sculpteur gravait sur la pierre; mais le badigeon a fait disparaître la plupart de ces peintures.
Au Vile siècle, le goût d'un autre genre de décoration vint se mêler à celui de la peinture. Dagobert, ayant ordonné la reconstruction l'église de Saint-Denis, en fit couvrir les murailles et même les colonnes de draperies, au lieu de faire peindre l'intérieur de l'édifice. Ce- draper: tissées d'or et brodées de perles, formèrent un genre de décoration qui devint de plus en plus en vogue dans les églises, au grand préjudice de la peinture.
Du reste, c'est plutôt dans les miniatures ornant les manuscrits qu'il faut aller chercher les vestiges de la peinture au moyen âge. Presque tou-
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jours ces manuscrits étaient illust rés à l'aide d'initiales dessinées sur un fond bleu ou un fond d'or. Des compositions qui formaient de charmante petits tableaux étaient exécutas avec art au moyen de couleurs à l'eau. Les couleurs, fixées sur le parchemin «lu volume à l'aide de recettes assez compliquées} acquéraient un éclat fort apprécié. Certaines de ces enluminures étaient l'œuvre de véritables artisl
Il existe des Heures de Charlemagne qui renferment des dessins d'un goût remarquable. On ne peut méconnaître l'influence byzantine sur < œuvres de l'Occident, dans la maigreur des plis, dans le choix des couleurs employées, qui Bont principalement le vermillon et le bleu pur. et dans les hachures d'or sur les draperies. 1 l'après ( !. Laboul li b.
L'emploi de pierres de deux couleurs disposées en damier ou emploi alternativement, pour les voussoires des cintres, a été un moyen de décoration très en vogue, surtout en Auvergne.
100 bis. La statuaire, la céramique et le meuble. Ces arts n'ont pas fait de progrès à cette époque; ils étaient plutôt en décadence. Mais l'orfèvrerie continua de produire des œuvres remarquables. Les pièce- travailla par saint Êloi, l'ami, le minist re et l'orfèvre du roi 1 >agobert , étaient . paraitil, des chefs-d'œuvre. Plusieurs monastères de l'époque avaient des écoles d'orfèvrerie.
101. Transition du roman au gothique. — Vers le milieu du Xlle siècle, l'art chrétien entre dans une nouvelle phase, celle de la transition du roman au gothique (roman tertiaire).
Les églises devinaient de plus en plus spacieuses, et Tare en plein cintre n'était pas pratique pour les grandes voûtes. Il fallut relever le milieu de l'arc pour en diminuer la poussée et lui donner plus de force, ce que l'on fit en introduisant l'aie en ogive1, la principale innovation de l'époque. Plusieurs autres modifications furent apportées à la construction des voûtes et firent également progresser l'architecture. L'abbé P. Gaborit résume ainsi les caractères des productions d'alors :
"On y remarque le mélange du plein cintre et de l'ogive dans le même édifice, le plein cintre étant encore employé et l'ogive prêtant son concourpour les partie- de la construction qui fatigueraient le plus. L'architecture
1 Arc formé de deux portions de cercle qui se rencontrent au sommet.
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détails d'ornementation et de sculpture, qui sont l>ien moin.H imparfaite et font déjà pressentir la pureté et la richesse des formes du XII I< siècl
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