‹ L'Art ornamentalChapitre 47 sur 71 · Vitraux peints. "Le.- vitraux des XI le et XI IL · texte numérisé non relu

Vitraux peints. "Le.- vitraux des XI le et XI IL

espèces de mosaïques de verre : Le dessin est formé par des m me

de différentes couleurs juxtaposés et réunis ensemble par d métal :

1 Distribution de la Lumière et de l'ombre dans un tableau ou un dessin, ulièremen-

demi-ombres causées par les reflets de la lumière sur les parties

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mais déjà cependant le modelé est ajouté après coup par le pinceau. Dans cette sorte de combinaison hybride, tenant à la fois de la peinture et de la mosaïque, le dessin d'ornemeni tient naturellement la plus grande pla< Sur un champ «le rinceaux et de fleurons se détachent des médaillons, des compartiments de différentes formes, entourés de riches bordures et contenant des figures «le dimensions exiguës; puis le tout est renfermé dans un encadrement généra] . . . L'ensemble est soutenu par une armature de fer, qui dessine les grandes lignes de la composition...

stte division en compartiments permet de traiter dans une même fenêtre, toute une série de sujets tonnant ensemble une histoire complète Mais la composition des dessins, la hauteur à laquelle il- se trouvaient le plus souvent placés rendaient et rendent encore leur étude assez laborieuse. est un inconvénient auquel on semble avoir voulu rem. ''«lier par la netteté • le- contours et par le ton tranché des couleur-, qui se renferment toujours dan- les nuance- -impies, bleu vif. rouge vif, etc. De près, cet assemblage de couleurs parait quelquefois un peu dur: mais de loin, les teinte- les plus opposées se tondent dan- un ensemble harmonieux, s'accordant parfaitement avec la décoration intérieure de l'église

"L'inconvénient produit par l'exiguïté des figures disparaît avec une seconde espèce de vitraux, qui se montra dès le temps de Philippe- Auguste, et qui était appelée à supplanter peu à peu le premier genre. ( nouveaux vitraux ne tiennent plus du tout de la mosaïque, mais seulement du tableau. L'art du verrier devient réellement, avec eux. un art rival de

celui du peintre. Ils consistent dans la représentation d'une mande figure

debout, qui remplit toute la baie des vastes fenêtres gothiques : et al l'armature de fer ou de plomb qui suivait les contours du dessin, ne pouvant plus faire valoir la composition, mais devant bien plutôt nuin son effet, est remplacé par de simples traverses en métal, qui coupent le vitrail de place en place en compartiments carré- ou oblongS : ces divisions n'ont plus aucun rapport avec le sujet reproduit, et le spectateur i usé en faire abstraction en considérant l'ouvrage. Il ne reste de l'ancienne disposition que la bordure générale, enfermant la figure dans une chaîne de trèfle-, de quatre-feuilles ou d'autres ornemenl ►métriques...

"Au XlVe siècle, le vitrail à grandes figures l'emporta tout à fait sur l'autre et devint un tableau de plus en plus perfectionné. Malheureusement,

le nombre et la s tu i» '<• de coulcui m< ntèronl pai

qui rendait l'< \ nérâl pi « moin brillant \ I

\l \i;< m / .. \ ///- iècle a ,'/< I h

Bruges.

t e i n i ii n n i • i ; tempèrent la lumière quand leil

ont i rop ardent a, et la colorent quand un ciel cou i lie

m- donnerait que dee bons ti et blafai -II''!' qui reproduisent en couleurs lee images 'I' ail mplisscnl I •

lueur religieuse qui porte les fidèles au recueillement et à la pi L'effet

est admirable surtout quand il est complété par une décoration bien eni due de tout l'édifice.

117a. La céramique et le meuble. Dans la céramique, on «roif apparaître la faïence, connue déjà chez les Arabes : mais c'< urtout l'époque de la Renaissance que la fabrication de cette matière aura tout son éclat.

La sculpture sur bois suil le progrès de la sculpture sur pierre, -urtout dans le mobilier (1rs églises, dont les forme- eu général ne sont que la réduct ion (K4 celles de l'architecture. Aussi, certains meubles gothiques Boni empreints d'une grande élégance et d'une grande richesse.

118. La décadence. — Les architectes, par des recherches incessant arrivent à des transformations qui ne font que corrompre le goûl qui avait présidé à l'œuvre si belle, si majestueusement Bévère du XlIIe siècle. Pour donner plus de légèreté aux membres de l'architecture, les constructeurs i XlVe et KVe siècles les amaigrissent outre mesure : puis il- multiplient et compliquent les détails. Cette complication amène bientôt la confusion. La richesse d'ornement qu'ils ajoutent nuit aussi à l'effet général; un bel ensemble de formes, dans un édifice, comme le dit si bien M. l'abbé P. ( iaborit, auquel nous faisons encore ici des emprunts, est préférable au luxe et à la richesse de décoration.

"Le caractère du XYe siècle est la recherche, et ee caractère nous apparaît dans un genre de ligne tout à fait distinct if de cette époque, la ligne ondulée. Cette ligne ondulée se montre dans les dessins des ornement.- géométriques, trèfles et quatre-f euilles, . . . dans les réseaux des fenêti et des rosaees (fig. XV), où toutes les lignes se tordent, se plient en flammes, se couronnent ; enfin dans les feuillages (fig. 106 e) qui, par les

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( hmements «1" XVème siècle.

mouvementé <!<• Leurs nervures, -mon par leur- dessi] térieur témoignent de leur prédilection pour l'ondulal ion

'Dali- le- porte-.

Les deux lignes extérieures de l'ogive se relèvent lorsqu'elles approchent

l'une de l'antre, et portent en couronnement, soit des feuillages disposés en tonne de croix, -oit un piédestal avec une statue. Cette forme, connue sous le nom d'are en

accolade, fut adoptée pour le- leiietre.-. pour le- areature-. etc. fig. KMid. 1 )an- le COUTS du We -ièele. l'are en accolade s'écrase de plu- en plu-, et la lin de cette période apparaît l'arc en anse de panier, le plu- souvent surmonté de l'arc en accolade . I fig. 106 i

"Les colonnettes ont été groupées en si grand nombre sur le pilier, que les artistes, après tous les perfectionnements qu'ils avaient apportés au

chapiteau n'ont eu rien de mieux à taire que de le retrancher. Lé feuillage

et toute la décoration, par trop de délicate— e. de complication, n'est plus

une ornementation bien comprise".

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