‹ L'Art ornamentalChapitre 56 sur 71 · III- miIŒ hl. I. \l; I OKNEMKN I \l · texte numérisé non relu

III- miIŒ hl. I. \l; I OKNEMKN I \l

Wi 1 1 ( lolonnade «lu T. ouvre.

Louis XTV, on éleva aussi l'h< des Invalides, d'ap les plans de Mansart.

[ci non- \<> les ordres superpofi une grande régulant le tout couronné d'un dôme qui esl considéré comme un chef-d'œu-

I m construise encore des églises, des arcs de triomphe, des fontaine un grand nombre de demeures somptueux surtout le palais de Versailles, auquel on donna une magnificence intérieure inconnue jusqu'aloi

135.- - L'ornementation. — "La nécessite' de décorer prompti-

tude cl simultanémenl des constructions élevées sur un si grand nombre de points, en faisant évertuer tout le monde industriel et en formant une quantité incalculable de mains ouvrières, devait fatalement occasionner de grands relâchements dans le choix des détails." A. Racinet.

( 'ependant l'ornementation fut puissante, car les artistes ne manquaient ni de verve ni d'imagination. Mais il- eurent le tort de copier et d'imiter 1 antiquité, plutôt que de -'en inspirer seulement, et de ne choisir dai modèles que les détails qui semblaient accuser surtout la pompe et la magnificence.

Eléments. Dans le style Louis XIV, les éléments de la Renaissan subsistent encore, mai- on choisit de préférence ceux qui peuvent flatter le 11 du souverain, comme les Victoires, les trophées d'armes, les symboles des peuples vaincus, les cartouches à volute-, les arabesques plus rie! et plus chargées de figures qu'on ne l'eût imaginé un demi-siècle plus tôt.

i. i M il mi- MOD1 i

I i l ai d< 'li'- il !'■' allégoi iq

tenl mu la Rj

nanl une palme de laui la ma

l i - 1 ont d<

par de* rul i simulé

U autn éléments dont on parle ici ont défini

Mentionnons en< parmilea ornements les plue fréqu le style Louis XIV : les palmette* de diffî contournées en volute (fig. 112 a), les lambrequins simulant d d'étoffe suspendues, les vra bouquets et les guirland de fleuj

feuilles d'acanthe, disposées en forme de calice [culo à des rinceaux, :i de* feuillages, à des enroulements dr

Enfin on trouve souvent, dans les compositions de figures bizarres et extravagantes mêlées à d'autn leurs en maître. Cesfigures, nommé tesqv&Sy rappellent I comiques que le grand roi donnait à Sceaux et à VersailL ta i u

aussi à ers ornements étranges le nom de d'après b

Bérain, et les décorations où Ton en t'ait un trop grand us a -m dit de style baroque.

136. T. a peinture, la statuaire et la céramique.— La peinture dorure, ainsi que les marbres de couleur- jouèrent un grand rôle dans I nementation des intérieurs. Selon le désir de Louis XIV. Lebrun fui de la décoration des palais de Versailles. Il y fit une sorte d'apoth victoires du monarque. Mignard1 peignit aussi un< rie. pendant que Poussin et le Lorrain s'illustraient, le premier dan- les sujets bibliqu< et le deuxième dans le paysan

À la même époque vivaient, en dehors de France, deux air peintres : l'Espagnol Murillo, célèbre par son "Assomption", et le HolL dais Rembrandt, renommé pour le coloris éblouissant de ses tableaux.

L'œuvre de la sculpture, sous Louis XIV, fut considérable : Pug< Coysevox, Coustou. pour ne nommer que ceux-là, se montrèrent des hommes d'un talent supérieur. La fertilité des sculpteurs est bien prouvée par le

1 Le fini exagéré que ce peintre donnait à ses tableaux a fait qualifier de mignard- -e r.ière

de peindre.

96 HISTOIRE DE I.' \i; I ORNEMEN 1 M.

grand nombre d'oeuvres d'arl produites à cette époque : on connaît l'immense quantité de Btatues, de groupes et de vases qu'il a fallu, par exemple, pour décorer les palais de VersailL

Le Btyle de ces artistes n'a pas un cachet différent de celui de l'architecture du temps : une plus grande recherche du grandiose que du parfait distingue leur- œuvres; néanmoins quelques-uns lai— eut pressentir le style gracieux qui va caractériser l'époque suivante.

Dans la céramique, les procédés du siècle précédent furent continués. C'est à cette époque que furent fondées à Rouen, sous la haute protection de Colbert, les premières fabriques de faïence. Ce puissant patronage leur valut de travailler pour le roi sur les dessins des meilleurs artistes du temps.

137. Le meuble. Sous Louis XIV, le mobilier s'éleva à un haut degré de perfect ion et de richesse. La pompe et le faste affichés partout apparurent aussi dans l'ameublement. Les sièges, vastes et recouverts de riche- tapisseries, se placèrent dans des salles garnies de meubles somptueux, à surfaces enrichies d'incrustations faites de cuivre ou d'ivoire. Le dessin dv> tapisseries était aussi d'une richesse admirable ; on y trouve les arabesques les plus variées, les combinaisons de lignes les plus diverses.

Le créateur de ce genre de meubles, en rapport avec le luxe du grand roi? fut un maître célèbre. Boule, qui était logé au Louvre. Le premier, et nul ne l'a surpassé depuis, il sut réunir, par une combinaison grandiose, la riche— e du bois orné et la splendeur du métal sculpté : car la ciselure. alors, était une véritable sculpture.

Les pièces de ce maître et celles de Bérain, son successeur, sont des modèle- précieux pour le mobilier de grande richesse. Les oeuvres de ces deux artistes ont fait, pendant un siècle, l'ornement du palais de Versailles et dehabitation- des premiers personnages de l'Europe. D'après C. Laboulaye.

STYLE LOUIS XV (PRESQUE TOUT LE XVII le SIÈCL1

138. L'architecture. — L'époque Louis XV n'a eu qu'une médiocre importance1 au point de vue de l'architecture proprement dite, malgré quelques belles œuvres, telles que la noble et sévère façade de Saint- Sulpice. due à un artiste florentin, et les bâtiments de la place Louis XV

Page 1