‹ L'Art ornamentalChapitre 57 sur 71 · I.' \l I M I I Ml HOU · texte numérisé non relu

I.' \l I M I I Ml HOU

aujourd'hui place de la ( k>ncord< tnstru Boni une heureu e imitât h»ii d< m de P< lit.

I >n ne peut guère citer de meilleui e ••• mpl( du KV qu

hôtels «lu faubou i rmain, î Pai I <eur in

que la préoccupation de* architectes d'aloi il php • l'int

que sur l'extérieur de la construction. ( • hôtels constatent en grandes ma i rectangulaires offrant un i

pièces de grandes dimensions ; l'ensemble n'< marquable ai qu

point de vue des bonnes dispositions intérieures et de la déc< >n

Un élément purement propre à ce style doit être mentionné : il de

la console en volute qui accompagne, à l'étage supérieur, les parties la raies des Fenêtres, donl le couronnement est un fronton courbe ou tri [aire.

139. L'ornementation. Si l'architecture, .;i l'époque de Louis XV,

n'offre pas un grand intérêt . l'ornementât ion, au cont raire, prend un c tère tout nouveau qu'il importe d'étudier.

Selon A. Racinet, l'évolution que subit L'ornement, vers la vii a année du XVHIe siècle, et qui a constitué ce qu'on appelle le style Louis XV, a eu pour cause, d'une part, ces surcharges d'enrichissement dont était déjà épris sous Louis XIV, et d'autre part, l'exemple et le suc de certaines conceptions d'architecte- et de sculpteurs italiens.

"Si la France, continue le même auteur, eut l'honneur de donner a nouveau style le nom d'un de ses rois, nom partout adopté, même en Italie, c'est qu'en s'assimilan! des procédé- qui tendaient au renversement de roules principes d'ordre consacrés jusqu'alors, l'école française sul donner à la liberté des formes dont elle s'éprenait, un cachet de légèreté, de g d'esprit qui manque parfois aux productions italienne- et allemand'- de la même époque" . . .

"Sous l'apparente frivolité de cet art et à travers ses mille capric on découvre une entente parfaite des exigences de la décoration privée, qui joue un si grand rôle dans les mœurs modernes" . . .

"En résumé, cette époque avec ses hardi* b ses habileté-, esl une

des phases les plus curieuses de l'histoire de l'ornement. Elle eut d'ailleurs une fortune toute particulière".

HISTOIRE DE i. \i: i i >

Caractère. "Comme caractère général, au point de vue de la forme, continue \. R&cinet, on remarque dans <•<• Btyle L'exclusion presque compli di - Lignes droites, au profil de L'emploi plein de ressources des contours en : Le dédain de boutes formes franchemenl carrées, rondes ou o L'or-

nement polychronu André, Daly Fils el Cie, éditeurs, Pari

140. éléments. -1° L'élément principal el nouveau qui caractérise ce style est La rocaille, sorte d'ornemenl de tonne très typique qui rappelle une coquille ou une roche fig. L13 e1 L14, paj ! . On le trouve partout mêlé à <ie- volutes, à des feuillages e1 à des guirlandes fig. 113 a, page L9Î

Le Btyle rocaille, qui devait s'emparer rapidement de tous Les arts décoratifs, est sorti, dit-on, del'art de créer des jardins artificiels devenu fort à la mode dès le \\ le siècle. L'art chinois, ennemi de l'ordre et de la nrtrie. mais amateur au contraire du fantaisiste, n'est peut-être ! rang >n plus à L'origine de la rocaille ; car Les Chinois font aussi un .iiie.ii ge des coquillages dan- leur- compositions décorative L'emploi abusif de cet élément, dans un grand nombre de productions de I époque, finit par faire déprécier le style Louis XV et lui mériter l'épibl e de co.

2° Des // /'/"Y* de houlettes, de tambourins, etc : des bt des

amours (fig. L13 a), des bêtes et particulièrement des singes et des m représentés d'une manière originale et spirituelle. À une époque où la chasse était Le plaisir principal de la cour, il était naturel de reproduire ces scènes de la vie champêttf

141. La peinture, la sculpture et la céramique. — Dan- La décoration intérieure, les moulures sont représentées avec plus de relief et d'ampleur que dans le style précédent.

Les boiseries ornées se développent et envahissent même l'extérieur. On Les recouvre ordinairement de blanc et l'on dore les reliefs. D'autres tons clairs ont aussi leur moment de vogue.

La peinture de tableau change de caractère avec les mœurs et devient, elle aussi, plus frivole. Les deux peintres les plus en vue de l'époque sont Chardin et Joseph Yernet. Le premier fut remarquable pour ses natures mortes1, et le deuxième pour ses marines2.

1 Tableaux représentant des animaux morts, des fleurs, des fruits et des objets quelconques.

2 Représentation de scènes maritimes.

l .1 statuain elle n i ni n

sur métal qu'on doit chercher l< mcilleui II

forme contournées du style rocaille i prôtent admirahlon valoir l'éclat métalliqu l i i ornement et le fi| occupent une large place autour de bijouterie font d'admirables pro pour le l

féminine

Le principal produit a ramiqiu de cette époque e I n fabriquée à Sèvn Elles es1 recouverte d'une peinture bleu de figurin»

142. Le meuble. Somptueux, grave et un peu froid, sous l Le mobilier prend, sous Louis XV, d< - formes plus i n rappo

du costume et des manières. A La recherche de la o

de celle de la grâce et de La commodité. Le meubl<

forme inconnue jusqu'alors. Les courbes se prêtai

sons imaginables, lesfeuilleset les fleurs sculptées, les Je-

ments prodigués à l'infini viennent accroître

style Louis XV, ou Pompadour, trouve, dans les meubles de Vé

de ses plus heureuses applications. C'est I" genre coquet, g

charmantes et d'allure toute particulière.

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