CHAPITRE IV
I 'ART DU XIXe SIÈCLE, El L'ART CONTEMPORAIN : Il STl l i. EMPIRE, l 'ÊCOl l DE 1830 l l I I "MODERN STY1 B" OU ART NOUVEA1
146. Notions historiques sur l'art du XIXe siècle. -Pour la France, les débuts du XIXe siècle furent pénibles. Les agitations politiques, les Longues guerres axaient dispersé à la fois L'aristocratie, Les amateurs éclaii
et Les praticiens formé Les vieilles traditions. Ce siècle eu! donc une
double tâche : reformer le goût dupublicel rétablir des centres d'études. Il n'est donc pas étonnant qu'il ait longtemps cherché sa voi ssant
d'abord à L'antique pendant L'Empire, puis à l'art ogival pendant la Restauration et Le mouvement littéraire de 1830. Plus tard il fait un retour plus ou moins complet vers le style décoratif des XVIIe et XVIIIe siècles : plus récemment enfin il fait appel à une étude fructueuse des productions de L'art oriental. I >'après Racinet.
STYLE EMPIRE COMMENCEMENT DU XIXe sif ci l
147. L'architecture et rornementation. La nouvelle renaissance classique commencée sous Louis XVI fleurit complètement sous le Consulat et Le premier Empir Un artiste italien avait publié un recueil de motifs d'ornements tirés de L'antique : chim< aigles, sirènes, trophées, masqu Lampes, faisceaux, trépieds, char-, couronne-, etc. I < recueil eut une grande vogue. De son côté, David étudiait attentivement la sculpture ancienne et s'efforçait d'en faire passer les beautés dan- ses tableaux. L'antiquité
était rel ro\i\ éc, pour ain i dire, u inl
de goût en rapport : l'architecl m ublen
ici ion pi lui
rappelait le règne de ( i
ependant cet be admiration i des G R
mains conduisit L< archil 11 en résulta un art d'imitation trop ni dé
aez qu'en changeant les proportions d'un édifice, on i ment perdre le charm< Dans certa nmoins, on obtint de I
résultats. Ainsi L'arc de triomphe de L'Étoile, celui du i I, et l'église
de la Madeleine, à Paris, sojil plu adioses que Les monuments qui l ont Bervi de modèles l'arc de Titus, celui d el la M
carrée de Nîmes Mais L'originalité manque el l'on doil considéi époque comme peu importante dans L'histoire de L'architectui mentation. Sous Napoléon 111. l'architecture prend un es oins
vrère, La flore se mêle davantage aux forn b leur ôte de leur
raideur. On désigne souvent ce style sous le nom de i
IIS. La peinture, la statuaire et la céramique. Au commenc ment du XIXe siècle, la peinture se personnifie dans A < Dû nA qui une grande force de volonté e1 un talent supérieur, remit en honneur la pur classique. Cependant il est constant aujourd'hui qu'il poussa un peu trop loin un mouvement heureux en soi. Parmi les grands peint] ai ont suivi, il faut citer : Ingres, maître illustre dont les oeuvres rappellent à ta fois la beauté des figures grecques et la grâce naturelle traits de
Raphaël ; Horace Vemet, habile peintre militaire, et Paul Delarochi . pour son goût exquis.
Pendant que ces trois artis Uust raient la France, deux admirai peintres portraitistes brillaient en Angleterre, I - >nt Turner et Lawrence, qui rappelaient, par l'éclatant coloris de leurs œuvres, Reyn< i itre célèbre peintre anglais du siècle précédent.
Les sculpteurs de cette époque ont produit aussi des travaux d'un grand mérite. Ils furent presque tous d'ardents imitateurs de l'art grec. Les principaux sont Pradier, Canova, Rude et David d'Angers.
Les progrès des arts céramiques ont été merveilleux durant le siècle dernier. La fabrication de la porcelaine tendre, principalement, et celle de la
2(M HISTOIRE DE l." m; l ORNEMENTAL
porcelaine dm tx tucoup développées en France. L'heureuse dé-
couverte, en ce p l'une matière semblable à celle qui servait depuis si longtemps à faire La porcelaine chinoise, permit aux fabricants franc; d'imiter parfaitement production admirable, et, par Buite, d'exécuter
toutes les poterie- si estimées «le- Chinois. L'éclat magnifique de cette matière, sa résistance aux acides, aux frottements, aux rayures, la mettent -.m- contredit au premier rang de toutes les terres céramique
Les Anglais, de leur côté, donnaient une grande impulsion à cette industrie, qui n'a pas peu contribuée leur prospérité. Il- ont été les premier- à savoir varier les éléments constitutifs «le- pâtes céramiques, en rai -on du but à atteindre . ce qui a permis de faire des faïences de dureté diver des imitations étrusques et grecques, en un moi des poteries de toutes sortes.
149. Le meuble. "A dater de la Révolution, les différentes pièces du
mobilier affectent de plus en plus un caractère de rigidité. Sou- le I 'on-ulat .
on achève de répudier la grâce du siècle qui vient de finir : la réforme complète. Un moment, elle reçoit le contre-coup de l'expédition d'Egypte : sphynx de bronze, têtes d'Isis se mêlent sur l'acajou massif aux palmetl et aux trophées belliqueux : le- tenture.-, le drap ou le maroquin (\c< chaû et des sophas sont bordés de grecques. Cela est sec, prétentieux et triste... On t'ait une grande consommation de lyres, en appliques métalliques, sur le dossier des chaises . Des victoires posées sur dc< sphères d'or élèvent audessus de leur tête les branches dr> girandoles. Meubles et bronzes, tout travaillé et ciselé avec une telle perfection, une si rare conscience personnelle, qu'on {'mit par devenir indulgent pour ce style coin: mpire bénéficie de l'habileté des excellents ouvriers de l'ancien régime." Lechevallier-( îhevignard. Ia s styl s français.
Le berceau offert par la ville de Paris au roi de Rome, fil- de Napoléon 1er, est regardé comme une des meilleures productions du style Empire.