‹ L'art paien sous les empereurs chrétiensChapitre 1 sur 167 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Il y a deux manières de comprendre le progrès. Pour les uns, c'est une force violente, qui brise tout obstacle, au risque de confondre dans une même ruine les abus qu'il faut détruire et des institutions qu'il eût suffi de réformer. Pour les autres, c'est une force douce et patiente, ^ui évite de faire des ruines inutiles, transforme sans détruire, ou du moins en ne détruisant que ce qui n'est pas susceptible d'êtretransformé,etne laisse de son passage qu'un souvenir bienfaisant et une trace bénie. Tel est le caractère du progrès chrétien, qui découle de l'Évangile, et lui emprunte cette divine modération sans laquelle on ne fonde rien de durable.

L'histoire des premiers siècles de notre ère nous en donne le spectacle. Le christianisnie est à l'œuvre : il purifie la civilisation romaine et se l'assimile peu à peu : il met en réserve ce qui peut

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