LE MUSEE DU PAGANISME
plie, et qu'il serait aussi difficile de compter que les étoiles du ciel, les temples étincelants dont réclat fatigue les regards et qui sont vraiment des demeures dignes des dieux, ces temples dont les sommets approchent la terre du ciel *. »
L'enthousiasme de ces descriptions, qui ne peuvent être mensongères, nous aidera à réduire à leur juste mesure et à comprendre sans en exagérer la portée certaines paroles des Pères de r Église. La Rome de saint Jérôme n'est pas une autre ville que celle de Claudien et de Rutilius ; ils ont vu les mêmes aspects, contemplé les mêmes édifices, mais d'un point de vue différent ; quand les uns admiraient en poètes, Tautre mettait dans son regard et dans ses paroles toute l'ironie du» chrétien victorieux. Malgré la diversité de leur accent, c'est bien, cependant, le même spectacle qu'ils décrivent ; ce sont bien des contemporains qui parlent.
« Le paganisme, dit saint Jérôme, est mainte-