S. Jérôme, Chrohicon
l'art antique a constantinople. 175 que suivre l'exemple que ses prédécesseurs païens et, avant eux, les proconsuls de Rome lui avaient donné. La Grèce, cette mine inépuisa^ ble, avait, à plusieurs reprises, été fouillée par la cupidité romaine. Verres avait enlevé à Délos, à Chio, à Samos, un grand nombre de statues *. Pison avait dépouillé l'Achaïe de ses œuvres d'art les plus précieuses^. Auguste, « suivant une coutume autorisée de tout temps, dit Pausanias, par l'exemple des Grecs et des Barbares, » avait enlevé de Tégée la statue de Minerve Aléa et les défenses du sanglier Calydon, et avait transporté à Rome cette œuvre d'art et cette relique légendaire ^ ; il avait donné aux habitants de Nicopolis un grand nombre de statues prises aux Étoliens et aux Acarnaniens, et avait fait transporter chez les habitants de Patras une Diane ravie à une autre ville*. Caligula avait pillé les sanctuaires grecs au profit des édifices sacrés et profanes de Rome ^. Néron avait chargé deux hommes de