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LA TRANSFORMATION DES TEMPLES EN ÉGLISES

Sommaire. — I. Les temples de Rome demeurent intacts ju&qu^en 4o8.-^n achète avec leurs trésors la levée du premier st^e de Rome par les Goths, •— Prise de Rome en 410 par Alaric. — Dévastation et ruines. — Les temples commencent au y siècle à être transformés en églises. — On respecte souvent, en les transformant ainsi, leur forme et leur décoration. — Le Parthénon. — L'Augusteum d'Ancyre. — L'église de Sain&>André sur l*Esqullin. — L'église des SS.Côme et Daœicn.— Le Panthéon.— La mosaïque de Sour. — Discussion sur la date et l'qrigîneT de cette mosaïque. — Conclusions à tirer de cette discussion. -> IL Sculptures jugées périll^isesy cachées au lieu d^être détruites. — Le temple de Philé. ^ Exagérations des écrivains de cette époque. •— Souvent, quand ils parlent de temples renperséSf il faut lire fermés, — Exemples. — Motifs graves pour lesquels un temple était quelquefois détruit. — Saint Porphyre et le temple de Marnas à Gaza. — Le temple de Céleste à Carthage. — III. Persistance et immoralité de Pidcrfâtrie en Phénide et au Liban. — Saint Jean Chrjrsoiteme et les temples de ces contrées. — L'île de Chypre. —

. Pourquoi le christianisme y fut moins tolérant qu'ailleurs.

Les premiers coups portés aux temples de Rome ne vinrent pas des chrétiens. Jusqu'au

moment où les Goths mirent pour la première fois le siège devant la capitale du monde, les sanctuaires païens y conservèrent tous leurs ornements. L'histoire ne mentionne pas d'autres pillages que trois actes isolés, l'attaque d'un spe-lœum mithriaque par Gracchus en 877 *, l'enlèvement de l'or des portes du Capitole par Stilicon ^, et le vol du collier précieux qui parait la statue de Cybèle, en 814, par sa femme Séréna'. Ce sont là des faits individuels, des abus de force, comme il s'en peut produire dans toute société en décadence, inspirés l'un par le fanatisme religieux, l'autre par les nécessités de finances appauvries, le troisième par une folle cupidité féminine. Le soin avec lequel ce dernier larcin est dénoncé par le païen Zosime montre bien que les autres bijoux qui ornaient les statues des déesses — par exemple la fameuse perle de Cléopâtre que l'on avait sciée en deux pour en faire des pendants d'oreilles à la Vénus du Panthéon*, ou l'admirable collier de pierreries et de perles,

1, s. Jérôme, Ep. 107, ad Lœtam. Cf. Prudence, Contra Symmachuntf I, 561-565.

2, Zosime, Hist, V, jS.

j. Ibid.

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