‹ L'art paien sous les empereurs chrétiensChapitre 36 sur 167 · I. Code Théod,,XVl, x, j.— Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

I. Code Théod,,XVl, x, j.— Voir plus haut, p

tance, accoutumés à attendre le succès de leur cause de la force et non de la persuasion, le poussèrent peut-êtrie dans cette voie. Des conseils meilleurs, des considérations politiques, l'engagèrent ensuite à laisser dans le fourreau Tarme terrible qu'il avait imprudemment forgée. Une loi tombant en désuétude avant d'avoir été appliquée, cela n'était pas sans exemple à cette époque. En 325, Constantin animé, lui, d'un vrai sentiment chrétien, abolit les combats de gladiateurs: ils ne cessèrent qu'en 404*. Constance, entrant dans Rome au mois d'août de Tan 356, avait sans doute oublié déjà la loi inexécutée et inexécutable qu'il avait promulguée au mois de février précédent ; le charme de la ville éternelle visitée pour la première fois aida encore à l'effacer de sa mémoire, et il n'en fut plus question.

Tel était, quarante ans après la conversion de Constantin, l'état de la lutte engagée entre les empereurs chrétiens et l'idolâtrie. Le culte des dieux est interdit pour la forme, sans qu'aucune des lois rendues à ce sujet ait reçu même un commencement d'exécution; les persécutés de

Page 1