‹ L'art paien sous les empereurs chrétiensChapitre 35 sur 167 · s. Ambroise, Ep · texte numérisé non relu

s. Ambroise, Ep

2. La Bastie, Du souverain pontificat des empereurs romains, 4e partie, dans les Mérh, de VAcad. des inscr, et belles-lettres^

me semble, être proposée. La pensée de Constance étaitfoncièrementhostile au paganisme. Personne ne conteste qu'une des lois de 346, celle qui est relative à la conservation des temples des environs de Rome, ait été réellement promulguée ; or, elle commence par ces mots : « Notre intention est de détruire la superstition de fond en comble*. » Rien d'étrange à ce que Fauteur de cette loi en ait, la même année (ou, si certaines indications de temps et de personnes font hésiter, quelques années plus tard), porté une seconde ordonnant de fermer tous les autres temples et défendant, sous les plus sévères menaces, d'y offrir des sacrifices. De même Constance, en 356, au milieu de la violente persécution qu'il dirigeait, au nom de l'arianisme, contre les évêques orthodoxes, put vouloir rassurer sa propre conscience en promulguant contre les païens une loi de proscription; c'est ainsi que Louis XIV, au plus fort de ses démêlés avec la papauté, révoquait l'édit de Nantes. Les évêques hérétiques qui entouraient Cons-

t. XV (1745), p. 97; Beugnot, Histoire de la destruction du paganisme en Occident, t. I, p. 141; A. de Broglie, l'Église t V Empire romain au iv® siècle y t. III, p. 564.

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