Voir plus haut, page
76 l'acte de GRATIEN.
culte restait en possession de son immense fortune territoriale et de ses grands revenus. Les privilèges et les richesses de son clergé étaient considérables. De vastes domaines avaient été assignés aux temples par l'État; des dons et des legs particuliers les avaient peu à peu augmentés dans des proportions incalculables. Les collèges des prêtres percevaient les revenus de ces riches dotations. Outre la jouissance des propriétés des temples, certaines dignités sacerdotales, toutes peut-être, donnaient droit à un traitement annuel*. Plus la foi à la religion nationale s'était affaiblie, plus les empereurs païens avaieht accru les honneurs et les avantages pécuniaires des sacerdoces^. Ceux qui en étaient investis possédaient de grandes immunités, précieuses surtout à une époque où les charges publiques pesaient lourdement sur tous les citoyens^.
1 . Prœdta, agri, bona templorum ; stîpendium de publico, etc. — Voir les textes cités par G. Humbert, art. Bonatem" plorum, dans le Dictionnaire des antiquités grecques et romaines de Daremberg et Saglio, p. 727 ; Schmitz, art. 5^cerdos, dans le Dict, of Greek and Roman antiquities de Smith, p. 997 ; Duruy, Histoire des Romains, t. I, p. 105 (nouv. éd., Paris, 1878).