CAVEAUX DU CIMETIÈRE
(D’après Diculafoy.)
les premiers, une réminiscence élamite; les seconds, un pastiche du style grec.
Warka était, au temps des Arsacides, un cimetière consacré où, de toutes les parties de l’empire, les morts étaient amenés pour être enterrés ; une nécropole sainte, ainsi que le sont encore aujourd’hui Nedjef et Kerbala, les deux villes mortuaires persanes, où les dévots chiites viennent reposer à l’ombre des mosquées sépulcrales d’Ali et de son fils Hosseïn.
L’architecture du caveau dérive de l’architecture chaldéenne; les murs sont plaqués, à la manière babylonienne, de colonnettes engagées dans le mur, mais
en même temps cannelées vers la seconde moitié de la hauteur, ainsi que le sont ordinairement les ordres grécisants. Une polychromie, de tous points semblable aussi à celle de la Chaldée, s’étend sur leur fût et lambrisse le parement des murs. La partie lisse de la colonne a des chevrons rouges, verts, noirs et jaunes; les cannelures sont alternées, rouges, jaunes et noires, séparées par des listels blancs.
Les sculptures recueillies dans ces tombes présentent les mêmes caractères disparates. Certains chapiteaux procèdent de l’ionique ou du corinthien; mais les volutes en sont déformées et alourdies; ailleurs, l’acanthe s’est métamorphosée en plante irréelle.
Mais, à côté de ces fragments grécisants, des frises ont des ceps contournés, pareils à ceux que plus tard on retrouve dans l’art de l’Egypte copte et de la Syrie (page 72). Des merlons, qui sans doute frangèrent naguère les portes des caveaux, ont des feuilles de trèfle et des fers de lance. Lignes, profils et ornements en font les ancêtres directs des merlons de l’architecture musulmane et les descendants des créneaux babyloniens.
Les cloisons ajourées qui remplissent les impostes