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BOL DE FAÏENCE STANNIFERE

(Musée des arts décoratifs.)

tines. Beaucoup ont une ornementation or sur fond blanc. Ce sont, en général, des figures humaines ou animales ornemanées, avec bandes de rinceaux de style arabe. D’autres sont à fond bleu, recouvert de fleurons.

Un peu plus tard, le galbe du vase s’altère et rappelle sensiblement celui des potiches chinoises; mais si le modèle est mongol, par contre le dessin devient persan. Ce sont des feuillages tantôt imités directement de la nature, tantôt transcrits en compositions arabescales et des franges de menus enroulements. A la Renaissance, la faïence siliceuse remplace presque com-

plètement la faïence à reflets métalliques. Elle se prête à tous les besoins usuels. Vases, bouteilles, assiettes, soucoupes, plats, tasses, dénotent un tour de main, une sûreté de goût qu’on ne s’attendrait pas à rencontrer dans des pièces qui, forcément, ont été pétries par des praticiens de second ordre. Nombreuses sont celles conservées dans la collection du Musée des arts décoratifs de Paris. Malheureusement, les vases sont en partie brisés, ce qui ne permet guère d’apprécier la sveltesse de la forme. ASSIETTES DE FAÏENCE STANNIFERE.

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la principale

beauté des vases persans. Ils sont élancés et pourvus

de goulots longs et minces. L’un, à fond safran, consiste en une large ampoule portant sur la panse un bouquet de fleurs bleu turquoise; une autre ampoule a une rose à huit mailles glacées de vert; une troisième glacée

de blanc ivoire, un médaillon ovale violet ou se découpe un ajourement de dentelle. Un vase aplati, émaillé de brun vineux, est palmé de branches fleuries; et sur une bouteille au long col s’enroulent des figures de femmes et des feuillages appartenant au répertoire chinois.

Ledécor desplats, des bols et des assiettes est généralement bleu sur fond blanc.

Son style est celui qu’à la même époque on retrouve en Chine. Sur un bol de Mehched alternent des médaillons remplis de fleurs que l’on dirait enlevées à quelque miniature de peintre chinois. Sur une assiette de même provenance s’estompe un paysage que l’on jurerait sorti de la même école. Certaines pièces sont ornées en bleu, vert et jaune; tel est le cas d’une soucoupe de Boukhara ou un oiseau huppé se détache entouré de fleurs. Quant aux

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