‹ L'Art poétique de Boileau, commenté (volume 2)Chapitre 111 sur 150 · Mém. anec. — Œuv., t. II, p · texte numérisé non relu

Mém. anec. — Œuv., t. II, p

" C'est Corneille, le grand Corneille!

" Ainsi que jadis, par merveille,

" On disait : Cest Lope! à Madrid!...

" Jamais notre excellent auteur

" Ne chaussa mieux le grand cothurne,

" (Et j'en puis jurer par Saturne)

" Qu'en ce dernier ouvrage-ci ;

" Où, loin de paraître transi

" Par un âge septagénaire,

" Dans lequel l'esprit dégénère,

" Avec le feu même il écrit

" Que lorsqu'il composa son Cid ('). "

En 1676, Corneille rêvait que

" 0/hofi et Sur en a " Ne sont pas des cadets indignes de Cituia. "

Après cette date, il chanta encore les victoires de Louis XIV en 1677, la paix de Nimègue et le mariage du Dauphin en 1680. Ce furent les suprêmes échos de sa lyre et de son âme. On rapporte que les deux vers de Boileau l'indignèrent, le vœu exprimé par ce jeune homme lui semblait une injure. Toutefois la pensée de Boileau était une louange.

Pourquoi, dans cette louange, nomme-t-il le Cid et Horace, de préférence? S'est-il laissé conduire par la rime? Non; ou du moins pas uniquement. Boileau regardait les trois premiers actes di Horace comme le non plus îtltra du génie de Corneille. Il l'affirme dans la Préface du Sublime : " Ces trois premiers actes de " \ Horace sont, à mon avis, le chef-d'œuvre de cet " illustre écrivain. " Racine comptait au nombre des plus belles Tragédies de son maître et rival : Le Cid, Horace, Cinna et Pompée (^),

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