Caract
à ceci : Pourquoi Despréaux ne nous fournit-il pas des modèles de ces genres poétiques, lui qui ose nous en prescrire les règles ? " Après avoir si bien parlé de la " Tragédie, il serait à souhaiter... que M. D*** voulût " nous en donner une de sa façon, oii toutes les belles " leçons qu'il nous dicte fussent mises en usage (')."
Pradon avait déjà exprimé les mêmes souhaits ironiques dans XÉpître à Alcandre:
" Ah ! que s'il eût osé monter sur le théâtre,
" Il eût bientôt rendu tout le monde idolâtre !
'' D'une Hécube qui jappe exprimant les douleurs,
'• Que sa triste figure eût arraché de pleurs '
'• Et qu'il aurait bien su, querellant ciel et terre,
'• User en brouhahas les poumons du parterre !
'• Si, prenant l'escarpin, Timon facétieux,
'■ 11 eût voulu paraître en son air gracieux,
" Que, nous peignant les mœurs d'une fine manière,
" Il aurait déconfit et Térence et Molière !
" Molière qu'il nommait son maître et son support,
•' Qu'il adora vivant et qu'il déchire mort.
" Admirons de quel soin sa muse est occupée
" A faire un riche amas des lois de l'épopée !
" Lorsqu'il en aurait pu charmer tout l'univers,
'■ Devait-il pour la prose abandonner les vers? (^)
Pradon plaisante et " triompJie "; mais il ne nous apprend absolument rien.