‹ L'Art poétique de Boileau, commenté (volume 2)Chapitre 22 sur 150 · Caract · texte numérisé non relu

Caract

à ceci : Pourquoi Despréaux ne nous fournit-il pas des modèles de ces genres poétiques, lui qui ose nous en prescrire les règles ? " Après avoir si bien parlé de la " Tragédie, il serait à souhaiter... que M. D*** voulût " nous en donner une de sa façon, oii toutes les belles " leçons qu'il nous dicte fussent mises en usage (')."

Pradon avait déjà exprimé les mêmes souhaits ironiques dans XÉpître à Alcandre:

" Ah ! que s'il eût osé monter sur le théâtre,

" Il eût bientôt rendu tout le monde idolâtre !

'' D'une Hécube qui jappe exprimant les douleurs,

'• Que sa triste figure eût arraché de pleurs '

'• Et qu'il aurait bien su, querellant ciel et terre,

'• User en brouhahas les poumons du parterre !

'• Si, prenant l'escarpin, Timon facétieux,

'■ 11 eût voulu paraître en son air gracieux,

" Que, nous peignant les mœurs d'une fine manière,

" Il aurait déconfit et Térence et Molière !

" Molière qu'il nommait son maître et son support,

•' Qu'il adora vivant et qu'il déchire mort.

" Admirons de quel soin sa muse est occupée

" A faire un riche amas des lois de l'épopée !

" Lorsqu'il en aurait pu charmer tout l'univers,

'■ Devait-il pour la prose abandonner les vers? (^)

Pradon plaisante et " triompJie "; mais il ne nous apprend absolument rien.

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