‹ L'Art poétique de Boileau, commenté (volume 2)Chapitre 27 sur 150 · Mél., etc, t. III, p · texte numérisé non relu

Mél., etc, t. III, p

cin normand fit fortune à Paris, en débitant, comme médecine très rare, du cidre " dans lequel il faisait " tremper du séné... Le peuple connaissait alors " moins le séné, qu'il ne fait aujourd'hui l'Agaric {').

" Le rhume, à son aspect, se change en pleurésie, " Et par lui, la migraine est bientôt frénésie.

Et sans doute aussi, l'on toinbait dans la Bradypepsie, puis à?i\\'s>\d. Dyspepsie, ^ms dd.nsV Apepsie,\2i Lïeniej'ie, la Dysseiiterie, X Hydropisie, et la Privation de la vie !

Pauvres médecins !

M. Géruzez estime que Despréaux, quand il composa cette page, était " en verve ". Je me figurerais volontiers que, ce jour-là, (ou cette semaine-là) Desoréaux avait relu le Malade imao^inaire. Il ne dit ni pis, ni mieux, ni autrement.

" Il quitte enfin la ville, en tous lieux détesté. " De tous ses amis morts un seul ami resté

Le médecin de Florence avait exercé ses talents avec autant de discernement que de bonheur. Il avait, comme s'exprime Molière, " expédié " ceux qu'il affectionnait le plus. Monsieur Purgon, de Paris, avait rendu le même service à sa famille ; Béralde le raconte à son frère i\rgan : " C'est de la meilleure foi du " monde qu'il (Purgon) vous expédiera ; et il ne fera, '• en vous tuant, que ce qu'il a fait à sa femme et à ses " enfants, et ce qu'en un besoin il ferait à lui-même (^)."

Les plaisanteries de Boileau ne sont point des nou- \eautés ; ce sont bien les mêmes qui avaient cours au Théâtre et dans les livres.

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