‹ L'Art poétique de Boileau, commenté (volume 2)Chapitre 28 sur 150 · I. op. cit. — 2. Acte III, se · texte numérisé non relu

I. op. cit. — 2. Acte III, se

" Le mène en sa maison de superbe structure. " C'était un riche abbé, fou de l'architecture. '' Le médecin d'abord semblé né pour cet art, " Déjà de bâtiments parle coiTinae Mansart.

" He seems inspir'd and talks like Ipyen or Afaj. "

(Dryden.)

François Mansart avait embelli Paris d'hôtels et de monuments religieux, et doté la province de châteaux superbes. " C'est lui, dit Charles Perrault, qui a inventé " cette sorte de couverture qu'on nomme Mansarde, " où, en brisant les toits, on augmente l'espace qu'ils " renferment, et on trouve moyen d'y pratiquer des " logements très commodes et très agréables ('). "

Le démêlé du même Charles Perrault avec Boileau amena ce dernier à rendre encore un hommage au grand architecte français ; " Toute la terre, écrivait-il *' à Perrault en i 700, aujourd'hui est pleine de la répu- " tation et des ouvrages de nos Poussin, de nos Lebrun, " de nos Girardon et de nos Mansart. " Il est vrai que, dans ce dernier cas, l'éloge s'appliquait également au neveu Jules et à l'oncle François Mansart. C'est le neveu, qui fît sortir d'un misérable coin de terre, à Versailles, ce château que Charles Perrault appelle, non " un palais, mais uneville entière (") ":1e même, qui d'un

1. Les hommes illustres, t. I, p. 88. — Germain Brice corrige un peu cette anecdote : " On ne doit pas se dispenser d'observer ici une chose " singulière, pour désabuser le public toujours très aisé à tromper ; à " savoir, que le toit ouïe comble du vieux Louvre étant brisé, c'est-à-dire " à deux reprises différentes, l'invention de cette sorte de toit ne peut " être du vieux Mansart, à qui les ignorants l'attribuent faussement. Il " est vrai cependant que cet architecte s'est habilement servi de cet " exemple dans plusieurs édifices qu'il a élevés, que l'on a nommés Man- " sardes, pour cette raison ; mais aussi ne peut-on disconvenir qu'il n'ait " pris cette idée du vieux Louvre... " (5° Édit. 1706, p. 23 et 24.)

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