Gciuzez, notes de VA7-t Poe' t
Aristophane en personne nous apprend que les succès sur le théâtre de Bacchus n'assuraient point la richesse aux auteurs comiques. Dans les Chevaliers, il fait le tableau de la misère oii Athènes laisse languir le vieux Cratinos, père de la Comédie ancienne : " Le pauvre " vieux va de çà et de là, coiffé d'une vieille couronne " desséchée et crevant de soif; lui auquel ses victoires " d'autrefois mériteraient bien une place aux festins " du Prytanée. " Une couronne, un trépied honorifique, les applaudissements de quinze ou vingt mille spectateurs, et la perspective lointaine d'être nourri plus tard aux frais de l'état, tel était le salaire de ces beaux esprits d'Attique.
" Kt Socrate par lui, dans un chœur de Nuées, " D'un vil amas de peuple attirer les huées.
Cette pièce des Nuées était une satire des sophistes d'Athènes, autant que de Socrate. Socrate, dit-on, y assista, et la pièce réussit médiocrement. Socrate y est représenté invoquant les nuées comme des déesses ; il les appelle " vénérables (^)"; il les convoque des sommets de l'Olympe, des jardins de l'Océan, des rives du Nil, des Palus-Méotides et des roches neigeuses de Mimas. Les nuées arrivent et forment le chœur. Brossette désigne ainsi les endroits de la pièce d'Aristophane, auxquels Boileau fait allusion : Les Nuées, acte I, scènes 2 et 3. Preuve évidente que Brossette renvoie le lecteur à une traduction.
Le Mercure Galant, malgré son ignorante ineptie, fit un jour preuve d'érudition. Il consola, en lui citant l'exemple de Socrate, le pauvre abbé Cotin, que Molière avait joué dans les Femmes savantes, sous le nom