‹ L'Art poétique de Boileau, commenté (volume 2)Chapitre 34 sur 150 · Loc. cit., p · texte numérisé non relu

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bonne renommée dans la famille de Boileau. La chose est claire, malgré les réticences du narrateur.

Quoi qu'il en soit aussi de la fièvre, de la saignée et de l'enflure (nullement due au médecin), le début de ce chant iv*" est une vengeance de poète. Claude Perrault avait critiqué .les Satires et s'était, dit Boileau, " déchaîné à outrance " contre le satirique. — " Je " fis avertir monsieur le Médecin, raconte encore Boi- " leau, qu'il prit garde à parler avec un peu plus de " retenue ; mais cela ne servit qu'à l'aigrir encore " davantage. Je m'en plaignis même alors à monsieur " son frère l'académicien (Charles), qui ne me jugea " pas digne de réponse. J'avoue que c'est ce qui me " fit faire, dans mon Art Poétique, la métamorphose " du Médecin de Florence en architecte ; vengeance '' assez médiocre de toutes les infamies que ce méde- " cin avait dites de moi. Je ne nierai pas cependant " qu'il ne fût homme de très grand mérite, fort sa- " vant ('), surtout dans les matières de physique... (')."

Quelque dix-sept ans auparavant, c'est-à-dire en 1676, Despréaux commenta en prose " égayée " ces vingt-quatre vers 011 il s'était vengé de Claude. On verra par ce commentaire s'il est bien vrai, comme l'écrivait M'"^"'^ de Sévigné {f), que Despréaux fût " cruel en vers, mais tendre en prose ". Il disait au Maréchal, duc de Vivonne : " Vous saurez donc, Mon- " seigneur, qu'il y a un médecin à Paris, nommé M. " P*=^^, très grand ennemi de la santé et du bon sens ; " mais en récompense fort grand ami de M. Quinault. "Un mouvement de pitié pour son pays, ou plutôt le " peu de gain qu'il faisait dans son métier, lui en a fait

1. Voilà du moins un correctif très catégorique aux méchancetés des premiers vers : " Savant hâbleur.... "

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