‹ L'Art poétique de Boileau, commenté (volume 2)Chapitre 40 sur 150 · Corrcsp. Édit. Lav., p. 531, app · texte numérisé non relu

Corrcsp. Édit. Lav., p. 531, app

2. Lettres de Rac. — Edit. des Grafids Ecriv., t. VII. * Vign.Marvi. 4® édit., t. I, p. 395.

de ce " pauvre Boyer " ? Sans doute, les vers de Boyer étaient un peu ridicules; mais que de larmes ils firent verser, sans compter celles du " bon financier "! Peut-être Racine, en riant de Boyer, se vengeait-il d'avoir un jour applaudi une pièce de ce rival; car le " tendre Racine "se bissa un jour prendre à un stratagème du tendre Boyer.

" L'abbé Boyer, pour éprouver si la chute de ses " pièces ne devait pas être imputée à la mauvaise " humeur du parterre, fit afiicher la Tragédie A^ Judith " sous le nom de Pade^'- d' Assezan, jeune Gascon nou- " vellement arrivé à Paris. La pièce fut généralement " applaudie. Racine même, qui n'estimait pas Boyer, " se déclara en sa faveur. — En voilà donc tin qui " réussit en dépit de M. Racine ! s'écria du fond du " parterre le véritable auteur (').

Le même stratagème est consigné d^ns Y Histoire I de r Académie. Mais au lieu de /nditk, d'Olivet nomme Agaiiieiiinon, et il ne dit point que Racine ait applaudi (-).

Boileau, qui appelle ici V)Oyç.r froid écrivain, l'appelle en ses Épigrammes, " le fade Boyer ". Boursault dans sa Comédie contre Boileau, s'égaya aussi aux dépens du pauvre poète d'Albi.

Le Marquis.

" Je le connais, la peste ! il est bien agréable ; " C'est Boyer.

Emilie.

Bon. Boyer, vous le connaissez peu.

" Boyer, quand il compose, est toujours tout en feu; " Dans ses moindres discours on voit ce feu qui brille, " Et dans les vers qu'il fait le salpêtre pétille.

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