V. Gr. Ecriii. de Fr. — Mol, t. III, p
encore. En 1669, Robinet le louait de tout son cœur, affirmant que, à rHôtel,oij sejoue le Marius de Boyer,
" On remarque
" Infinité de gens de marque.
" C'est le jeune et grand Marins, '• Poème si beau que rien plus, " Dont Boyer, qui sur le Parnasse " Depuis si longtemps tient sa place, " Est le digne et louable auteur ('). "
Mais un jour vint où Boileau posait cette question aux gens d'esprit: qui de Boyer ou La Chapelle "excita " plus de sifflements ? "
20 Pinchêne.
" Etienne r^Iartin, sieur de Pinchêne, neveu de " Voiture ; il avait fait imprimer un gros recueil de " mauvaises poésies, contenant ses Éloges dît Roi, des " Princes et Princesses de son sang et de toute la " Coîiri^). " Boileau lui octroya une autre mention, au vers 17"^^ de l'Épitre v^ publiée la même année que X Art Poétique. Il s'y représente comme le lion de la fable, commençant à vieillir, à grisonner, à devenir " plus traitable ",
" Laissanc aux froids rimeurs une libre carrière ",
enfin, dans ce triste état, recevant le coup de pied de Pinchêne :
"... Tout, jusqu'à Pinchêne, et m'insulte et m'accable. " Pinchêne lut ce vers et il en fut flatté, si nous en croyons Brossette. Pinchêne n'avait pas compris et il s'imaginait que le " vieux lion " demandait grâce {f). S'il continua de lire les œuvres de Boileau, il dut se désabuser et s'avouer son illusion. Dans le Lutrin les