‹ L'Art poétique de Boileau, commenté (volume 2)Chapitre 42 sur 150 · I. Sut. des Sut. — 2. Corresp. Ed. Laverdet, app. p · texte numérisé non relu

I. Sut. des Sut. — 2. Corresp. Ed. Laverdet, app. p

"seul Corneille en cetteprofession...Il pense fortement " dans le détail et s'exprime de même. Ses vers ne se " sentent point du vice de son pays ('). "

Loret [Mtcse historiqtte du 14 janvier 1662) annonçait la Policrite de Boyer :

"... Une autre pièce de mérite,

" Qu'on appelle la Policrite^

" Fille du feu sage Solon,

" Dont Boyer, un autre Apollon, (!)

" A fait, en langage énergique

" Un poème tragi-comique,

" Fort estimé des grands esprits,

" Et que l'on tient d'un rare prix. "

Le jugement de Chapelain sur Boyer était celui des précieux et des précieuses. Dans la pièce des Véritables précieuses, un acteur fait l'énumération des plus belles Tragédies, jouées pendant l'hiver de 1660. Il nomme d'abord les deux Corneille, puis arrive à Boyer, qu'il déclare " plein de feu ' : " Nous avons encore vu cet " hiver le Frédéric (de Boyer), qui a fort réussi ; et c'est " sans doute avec quelque raison, puisqu'il ne part rien " de la veine de son auteur, qui ne soit plein de feu, " témoin sa Clotilde (1659), où la boutade est bien " exprimée (^). "

En 1663, la liste des pensions porte au huitième rang : " Au sieur Boyer, excellent poète français, 800 " livres." Le sieur Racine et le sieur Fléchier viennent ensuite, gratifiés d'une somme égale à celle de Boyer(3). La réputation du poète d' Albi se soutint quelque temps

1 . Un autre académicien, l'historien continuateur de Pellisson, devait plus tard faire un mérite à Boyer d'avoir vu le jour sous le ciel chaud du midi: " L'aimable vivacité de sa province ne s'est point démentie en lui "jusqu'à l'âge de 80 ans. " D'Olivet, Hist. de racad. Éd. Livet, t. II, p. 325-6.

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