I. Notes de PÉpigr
l'art POlÎTlyUE. — ni. 7
'' Pucelle de Chapelain, et tant d'autres ". L'Épopée de Chapelain était une merveille avant d'avoir paru; on en savait le plan tracé en prose et " les connaisseurs " en étaient charmés; jusque-là que MM. d'Andilly " et Le Maistre en parlèrent au duc de Longueville, " comme d'un projet où la gloire de sa maison était " intéressée ('). " Chapelain lui-même fait savoir au public, par la préface de ses 14,000 vers, de quelles louanges son œuvre a été saluée avant d'être livrée aux imprimeurs. Et avec quelle modestie ce si " bon " homme " avait reçu tant de bravos intimes : " Ceux " qui me connaissent savent que je méconnais, et que, " n'ayant jamais eu d'orgueilleuses pensées de la mé- •'* diocrité de mes forces, je n'en ai aussi jamais dit que " ce que j'en ai pensé. Ils savent encore que les louan- " ges anticipées de quelques personnes officieuses " n'ont été souffertes par moi qu'avec beaucoup de " peine, et que j'ai toujours appréhendé qu'elles ne " m'engageassent à soutenir une réputation plus gran- " de que ma faiblesse ne le permettait. "
Mais alors pourquoi le bon Chapelain écouta-t-il les " éloges flatteurs " des Réduits ? Pourquoi mit-il sa prose envers? Et surtout pourquoi fît-il imprimer (^) ? L'impression était alors, comme maintenant, un bien terrible écueil. Alors comme maintenant, on le savait, on l'écrivait. Corneille avait déjà dit depuis quarante ans :" Je sais que l'impression d'une pièce en " affaiblit la réputation : la publier, c'est l'avilir if).