Pvhnes, etc. — De P amitié^ p. 151. — 3. La
" raux ou des belles-lettres, les peintres, les musiciens, " les orateurs, les poètes, tous ceux qui se mêlent " d'écrire, ne devraient être capables que d'émula- " tion ('). "
Mais, à entendre le gî'os Charpentier, les gens de lettres sont pires que les loups, vu qu'ils se mangent l'un l'autre : " Il arrive par je ne sais quelle fatalité
qu'ils sont aimés et considérés de tout le monde, " hormis de leurs semblables. Il y a une certaine ma- " lignite épandue entre eux, qui les rend muets sur le " mérite de leurs égaux.
" Ils débitent aisément toutes les maximes que la " générosité a trouvées; mais ils n'ont pas la même " facilité à les mettre en pratique.
" Ne serait-ce point qu'ils se regardent tous comme " concurrents; et que, prétendant tous à un même " bien, qui est l'estime des autres, il leur seTnble que " chacun d'eux soit un obstacle à leurs desseins {-) } "
Hélas !
"Du mérite éclatant cette sombre rivale
" Contre lui chez les grands incessamment cabale.
Boileau et son cher Racine allaient en être encore un peu mieux convaincus, en 1677 (^). Pour consoler Racine des succès de Pradon chez les grands, Boileau lui redit alors que les cabales des médiocrités sont un apanage du génie :
" En cent lieux contre lui les cabales s'amassent .; " Ses rivaux obscurcis autour de lui coassent ('^). "
En même temps il exhortait son ami abattu et fatigué, à passer hardiment, dédaigneusement, gaiement, sur les bords de ces marécages poétiques :
I. Carac, ch. XI. £>e Phoinnie. — ^. De P Excel.de la Jjiiti:;. fr.,\.(iZi^ t. II, p. 552-3. — 3. V. Chant I, fin. — 4. Ép. VI 1, v. 11 et 12.