Mélanges, etc. t. III
2. Mélanges, etc. t. I. L'abbtf de la Chambre n'avait point à sa disposition les ressources de Scarron, qui trouvait même des rimes introuvables : témoin cette rime en urc. Scarron se félicite et félicite la France du mariage de Louis XIV ; il s'écrie :
" Qu'elle s'en sait bon gré, la Reine Anne d'Autriche ! " Et qu'ils en trembleront, et le Maure et le Turc ! " Mais ce diable de mot, loin d'être rime riche, " (Car le français n'a point de rime en «n) etc.. " Lettre à M. de Vivonne, 12 juin, 1660. Dern. Œuvres, t. I.
3. V. La Franciade, etc., 1592, p. 41t. — Abrégé d'Art Poétique.
Carel de Sainte-Garde plaisante, tout à son aise, en face des deux alexandrins de Boileau, lesquels sont un peu trop prosaïques, et de plus, léonins : " Les " deux beaux mots et bien poétiques, sévei^tue et " s habitue ! ...
'' Ces deux vers, outre cela, sont exprimés par deux " phrases, dont l'air est tout pareil :
" A la bien chercher... s'évertue ; " A la trouver... s'habitue....
" Oui ne s'étonnera point, au reste, du bonheur " qui l'accompagrne à mal composer ! Ce personnage " qui sue, qui grince des dents et qui se pâme d'an- " goisse, lorsqu'il est question de mettre des rimes en " leur place, en trouve aisément et sans y penser, pour " les lieux où il n'en faut point :
" Lorsqu'à la bien chercher, " L'esprit à la trouver ('). "
Berriat Saint-Prix affirme qu' " aucun des ennemis " de Boileau ne lui reprocha ses vers léonins. Berriat Saint-Prix avait-il lu la Défense des Beaux-Esprits? Sans doute Carel ne prononce pas le mot technique, mais il exprime clairement la chose (-).
Le P. IMourgues, sans être un ennemi de Boileau, se permet de critiquer ces mêmes consonances ; il avoue que " les grands auteurs, Boileau en tête, se " négligent quelquefois là-dessus ; " et il rapproche ces négligences des rimes '' batelées'' à& ''nos vieux poètes (') ".