I. Préf. de redit, de 170 1. — 2. Caract. ch- V
Ce goût pour les " excès " del bel paese là dove il si sttona, était venu en France après les guerres d'Italie et avec nos reines italiennes. L'un des introducteurs de ces " faux brillants " avait été \^ cavalière Marini, napolitain, appelé en France par Marie de Médicis. C'est le cavalier Marin qui définit la rose :
" L'œil du printemps ; " le rossignol :
" Une voix emplumée, un son volant, une plume har-
[monieuse ; les étoiles :
" Les flambeaux brillants des funérailles du jour," etc..
Mais l'Italie n'était pas seule coupable de cet esprit aux facettes de verre. La cour d'Elisabeth la Sanglante se divertissait avec un semblable jargon ; on le goûtait fort au delà et en deçà des Pyrénées.
Les " faux brillants " avaient différents noms, suivant les pays, Segrais en fait le catalogue, en recommandant aux gens sensés de les fuir. Suivant lui, la simplicité si désirable en poésie consiste particulièrement " dans la " fuite de l'affectation, et surtout de ce style enflé et de " ces grands efforts d'un esprit médiocre, que les demi- " beaux esprits appellent des pensées, les Provinciaux " àiÇ.s pointes, les Italiens belli concetéi{^). "
Cyrano, dont les œuvres sont faites de ces pointes, '^ gi^ands eff^orts dun esprit médiocre, " dit lui-même, dans la Préface de ses Entretiens Pointus: " La Pointe " n'est pas d'accord avec la raison. " Et sur ce beau principe, il compose un recueil de jeux de mots.
Contre cette " éclatante folie " Molière s'était escrimé avant Boileau. Son Alceste débite même tel hémis-