‹ L'Art poétique de Boileau, commentéChapitre 126 sur 255 · Dé/, du poème he'r.^ P · texte numérisé non relu

Dé/, du poème he'r.^ P

Mais eas'en prenant à Georges de Scudéry. Boileau, paraît-il, frappe du même coup sur Madeleine de Scudéry, dont il qualifiait les romans : Une boutique de verbiage.

" C est un auteur, disait Despréaux, qui ne sait ce " que c'est de finir. Ses héros et ceux de son frère " n'entrent jamais dans un appartement, que tous les " meubles n'en soient inventoriés. Vous diriez d'un " procès-verbal dressé par un sergent. Leur narration " ne marche point ; c'est la puérilité même que toutes " leurs descriptions. Aussi ne les ai-je pas ménagés " dans ma Poétique :

" S'il parle d'un palais (sic), il m'en dépeint la face, etc.. ('). "

Le palais que rencontre Alaric est un palais enchanté, dressé tout d'un coup par la magie infernale, dans une île sauvage, où

"... Des noirs démons les forces inconnues " Enlèvent Alaric enveloppé de nues. "

" Ici s'offre un perron, làrègne un corridor, " Là ce balcon s'enferme en un baluslre d'or ;

D'or et de porphyre :

" La cour de ce palais parait majestueuse :

" Car une galerie, et haute et spacieuse,

" kbalustres dorés règne tout à l'entour...

" De marbre noir et blanc cette cour est pavée ;

" Vers le corps du logis, elle est plus élevée,

" Et le porphyre dur, en baluslre changé,

" D'un feu sombre et luisant s'y fait voir arrangé (^). "

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