‹ L'Art poétique de Boileau, commentéChapitre 173 sur 255 · I. Mél.^ t. I. — 2. P. Rapin, Réflex. etc., p. 52 et · texte numérisé non relu

I. Mél.^ t. I. — 2. P. Rapin, Réflex. etc., p. 52 et

" Prenez mieux votre ton. Soyez simple avec art,

Et faites difficilement des vers faciles ; Boileau est constant avec lui-même, et avec son époque. Point de recherche; laissez "trotter vos plumes", mais en tenant fortement la bride. Madame de Sévigné, qui laissait trotter sa plume "la bride sur le cou" détestait tout ce qui sentait l'affecté, le recherché, le guindé ; elle appelait cela le genre " labyrinthe {^) " :

Les grands écrivains, prosateurs et poètes, visaient au style "simple avec art", qui est tout ensemble le naturel et le soigné. Tout le monde sait par cœur l'axiome de Pascal.: "Quand on voit le style naturel, " on est tout étonné et ravi : car on s'attendait de voir " un auteur et on trouve un homme. " Tel fut le caractère des contemporains de Boileau qui firent le grand siècle. Massillon, qui sema des fleurs sur cette langue sobre et forte connut et définit la simplicité savante que Boileau prêche : " La qualité de simple " dans le style n'est pas un terme de mépris, mais un " terme de distinction...

" S'il est petit, il a ses proportions ; semblable à " ces arbres nains qui plaisent plus à la vue, et qui ne " rapportent pas moins que des arbres en plein vent(^)."

" Sublime sans orgueil, agréable sans fard.

Boileau fut l'ennemi du style " orgueilleux ", des grands mots "montés sur des échasses ", du Phébus sonore et d' " un galimatias à perte de vue ". C'est par cette expression que, dans une lettre à Brossette, il traduit le " txtrirùox" dont parle Longin. Dans cette

1. " Ceci n'est-il point un peu labyrinthe ? '' Lettre dzi ç aoiit, 1671.

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