‹ L'Art poétique de Boileau, commentéChapitre 174 sur 255 · Massillon, Maximes · texte numérisé non relu

Massillon, Maximes

même lettre, Boileau revient encore sur la pauvre Pharsale : " La Pharsale de Brébeuf, à mon avis, " est le livre où vous pouvez le plus trouver d'exemples " de ces fzsréwpa.

" Je me souviens d'avoir lu dans un poète Italien, à " propos de deux guerriers qui joutaient l'un contre " l'autre que : les éclats de leicrs lances volèrent si haut, " quils allèrent jusqîi à la région du feu, où ils sallu- " 7nèrent et d'où ils tombèrent en cendre sur terre. Voilà " un parfait modèle du style uzTsrjipcf. (').

A coup sûr, cet italien n'était point " sublime sans " orgueil". Nous fûmes un instant menacés de ce style titanesque, par celui-là même qui réforma notre versification. En traduisant le Tansillo, Malherbe faisait pleurer Saint-Pierre, comme pleurent les orages :

" C'est alors que ses cris en tonnerres éclatent,

" Ses soupirs se font vents qui les chênes combattent... "

Selon le même, à la mort de Henri IV, la reine de France versait des larmes, comme un fleuve déborde:

" L'image de ses pleurs

" C'est la Seine en fureur, qui déborde son onde " Sur les quais de Paris. "

Ce genre n'eut guère de succès chez nous. On sut assez bien se défaire du sublime orgueilleux ; il n'en fut pas ainsi du " fard ".Voiture, Balzac, les Précieuses, distribuèrent le fard à pleines mains ; et cela dura un bon quart de siècle. Il commençait à n'être plus de mode, quand Boileau pria ses contemporains d'être " agréables " sans déguisement de faux aloi (^).

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