Ibid., ch. IV
" On voit entrer de toutes parts " Quantité de bêtes à corne ; " Porcs et moutons aux champs épars, " On voit entrer de toutes parts.
" On en danse sur nos remparts ; *' Il ne faut donc plus être morne !
" On voit, entrer de toutes parts " Quantité de bêtes à corne. "
Depuis la Fronde, les triolets avaient subi le sort de la Ballade. Notre siècle les a quelque peu remis en honneur.
3'^ Les Mascarades indiquent par leur nom même leur objet poétique. Ronsard est l'auteur de " masca- " rades, combats et cartels faits à Paris et au carnaval " de Fontainebleau. " Bertaut, dont les vers suivants loueront la sage retenue, a laissé huit mascarades. Voici quelques-uns de ses titres :
" Cartel pour les chevaliers de la Baleine ; — Récit ' pour le ballet de douze dames couvertesd'étoiles d'or; ' — Pour le ballet des princes vêtus de fleurs en bro- ' derie ; — Pour un ballet de dames couronnées de ' myrte ; — Pour un autre de seize dames, représen- ' tant les vertus, dont la reine était une ; — Stances ' pour le ballet des princes de la Chine ('). "
Le nom de mascarades n'existait plus guère du temps de Boileau ; mais ce genre de poésies était fort goûté de la cour. Les ballets en étaient assaisonnés et le grand ouvrier de ces badinages était Benserade. On ne saurait donner un modèle plus choisi de ces petites œuvres, que les trois strophes intitulées: '' Pour le Roi, représentant un masque sérieux :
" Masque, ne saurait-on deviner qui vous êtes ? " A cette mine haute, à tout ce, que vous faites, *' A ces traits de grandeur éclatants, glorieux,