I. V. Goujet, t. XIV, p
" Et si fort au-dessus de tout ce que nous sommes, " A ce qui, malgré vous, s'échappe de vos yeux, *' Il faut que vous soyez la merveille des hommes.
" Demeurer inconnu, c'est pour vous une affaire, " Et la seule, je crois, que vous ne sauriez faire : " Car en vous tout trahit le soin de vous cacher ; " Il n'est point pour cela de nuit assez profonde; " Aucun déguisement ne saurait empêcher " Qu'on ne vous prenne ici pour le premier du monde.
" Ah ! je me doutais bien que vous étiez le maître,
" Et votre procédé m'aide à vous reconnaître ;
" Personne là-dessus n'est longtemps abusé.
" Et l'Espagne, qui vient d'essuyer la bourrasque,
" Voudrait que vous fussiez encore déguisé,
" Tant vous lui faites peur, quand vous levez le masque ('). "
4° Les Rondeaux étaient encore en faveur, comme nous le dirons, dans les notes du chant ii. " Le Ron- " deau comprend treize vers qui roulent sur deux " rimes seulement, dont la première est employée huit " fois, et l'autre cinq fois... On distribue ces rimes " dans deux stances de cinq vers, séparées par un " tercet, et on ajoute au bout du tercet et de la der- '* nière stance, un refrain, pris des premières paroles " du rondeau, qui tire son nom de ce qu'il semble " ainsi se reprendre, et tourner sur lui-même (^).
L'un des plus fameux rondeaux est celui où Voiture marque les règles de ces treize vers tournant sur eux-mêmes : " Ma foi, c'est fait, etc. "
Nous en citons un, que nous empruntons aux œuvres du P. Commire. Il est imité, je crois, du Moineau de Catulle ; l'imitation vaut l'original ; c'est une élégie sur la mort d'un chat :