‹ L'Art poétique de Boileau, commentéChapitre 64 sur 255 · Toni. IV, p · texte numérisé non relu

Toni. IV, p

Étude sur Horace. — 3. \. plus haut, § XI.

XIII. — Valeur de l'Art Poétique. — Boileau Législateur et Boileau écrivain dans l'Art Poétique.

" C'est là qu'il faut des vers étaler l'élégance. " {Art poét,, ch. III, v.

OILEAU estimait son œuvre. Il en savait et il en goûtait le succès depuis vingt ans, lorsqu'il disait, en 16(^^,3.565 ve7's, " derniers " fruits de sa veine " :

" Le temps n'est plus, mes vers, où ma muse en sa force, " Du Parnasse français formant les nourrissons, " De si riches couleurs habillait ses leçons ('). "

Des " leçons " et de " riches couleurs ", voilà ce que le poète sexagénaire apercevait dans son travail. Ne le regardait-il pas à travers le prisme d'une bienveillance trop paternelle ?

Nous aimerions à examiner ici tout à l'aise cette question ; mais ce serait empiéter sur l'étude minutieuse qui va suivre.

Nous y passerons en revue chaque chose, presque chaque mot ; au fur et à mesure nous ferons juger les " leçons " et les " riches couleurs ", par les écrivains qui connurent Boileau et son siècle. S'il est besoin de rectifier ou d'infirmer tel jugement, nous le ferons, à la manière de Tacite " sine ira et sttidio ".

Ici, sans préjuger des points de détail, donnons un avis d'ensemble, 1° sur les leçons, c'est-à-dire sur le fond même de X Art Poétique, 2° sur les coideurs, c'està-dire sur le style.

1°. Le Fond. Despréaux est, ou s 2.'^'^^^. Je législateur du Parnasse français. C'est chose convenue, dite, redite, rebattue. Cette locution est passée dans la lan-

Page 1