‹ L'Art poétique de Boileau, commentéChapitre 98 sur 255 · Leitreà M. Faret, 12 déc · texte numérisé non relu

Leitreà M. Faret, 12 déc

2. Pellisson et d'Olivet, Hist. de PAcad. — Ed. Livet, t. I, p. 192.

" Chère rimt de cabaret^

" Mon cœur, mon aimable Faret. "

En plus d'un endroit il fait à l'auteur de X Honnête homme cette menace, peu poétique, mais très bachique:

" Parle, cher ami, je t'en prie,

" Si tu ne veux que je m'écrie :

" On fait à savoir que Faret

" Ne rime plus à cabaret ('). "

Il termine une de ses chansons à boire par cette signature double :

" Ainsi chantaient au cabaret " Le bon gros Saint-Amant et le vieux pèr' Faret (^). "

En parlant de la bonne ville d'Evreux, qu'il maudit,

Saint-Amant écrit à son " bon ivrogne ", à son " cher

Faret " :

" On y voit plus de trente églises, " Et pas un pauvre cabaret. "

Nous avons, hélas ! changé tout cela.

Enfin il le console de la mauvaise réputation que lui doit Faret :

" Ne te plains point, mon cher Faret,

" Si je te rime à cabaret ;

" Et ne m'en fais point un opprobre ;

" Ne vois-tu pas, esprit charmant,

" Qu'encor qu'on me tienne assez sobre,

" On me rime bien à . . . gourmand (3)? "

Ce serait chose assez curieuse de compter en combien d'occasions ces deux rimes furent accolées ensemble au xvii*" siècle, avant que Boileau ne les envoyât de compagnie à l'immortalité.

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