Œuv. de Si-Amant, Ed. Livet I. —Voir la Préface de Faret
Balzac confirme le témoignage que Faret s'est rendu à lui-même : " Il y a longtemps, lui écrivait le gentil- " homme épistolier, que je sais que la corruption qui " vous environne ne vous gâte pas, et que, parmi les " méchants, vous avez conservé une bonté qui serait " du règne de Louis le Douzième ('). " Boileau eût pu dire de Faret comme de Chapelain :
" Balzac en fait l'éloge.... "
Pellisson venge à son tour la mémoire de son confrère l'académicien Faret : " Il était homme de bonne " mine, un peu gros et replet, et avait les cheveux "châtains et le visage haut en couleur. Il était o"rand " ami de Molière, auteur de Poiyxcne, et de M. de " Saint-Amant, qui l'a célébré dans ses vers comme " un illustre débauché. Cependant il ne l'était pas à " beaucoup près autant qu'on le jugerait par là, bien " qu'il ne haït pas la bonne chère et le divertissement; " et il dit lui-même en quelque endroit de ses " œuvres, que la commodité de son nom qui rimait à " cabaret, était en partie cause de ce bruit, que M. de " Saint-Amant lui avait donné. On voit par la lecture " de ses écrits qu'il avait l'esprit bien fait, beaucoup '' de pureté et de netteté dans le style, beaucoup de " génie pour la langue et pour l'éloquence. Son princi- " pal ouvrage est \ Honncte homme, qu'il fit environ l'an " 1633, et qui a été traduit en espagnol (-).
Boileau n'a donc pas eu à chercher ses rimes. Les œuvres deSaint-Amant et même des contemporains les répètent comme un fîoit-Jîou connxi : Saint- Amant dit à son ami, dans sa poésie intitulée : La Vigne :