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** riens suivent donc la cour, plus ébaubis que vous ne ** le sauriez penser, à pied, à cheval, dans la boue ** jusqu'aux oreilles ('). " Les courtisans et le Roi se divertirent des gaucheries de nos deux Thucydides ** ébaubis '*. Pradon lui aussi se divertit fort, aux dépens de Tun et de l'autre; il s'adresse d'abord à Pespréaux :
"... Pour peindre les faits d'un si fameux Monarque, ** Il faut être du moins ou Salluste, ou Plutarque. " J*espère que ta prose aura leurs agréments ; " Bonne ou non, reçois-en de bons appointements. " C'est ce que dit un jour un commis des finances : " Nous tC avons encor rien vu d'eux que leurs quittances. " Que ce qu'ils ont écrit soit bien ou mal conçu, " Ils écrivent fort bien du moins un : fai reçu ('). "
Et plus loin :
** ... Au voyage de Gand, " Les messieurs du Sublime (3), avec longue rapière, " Et du mieux qu'ils pouvaient prenant mine guerrière, " Allaient, chacun monté sur un grand palefroi, " Aux bons bourgeois de Gand inspirer de l'effroi. " A ce terrible aspect, on vit trembler la Flandre, etc.. (♦) "
Boileau ne fit qu'une campagne; celle dont Pradon s'amuse avec quelque esprit (^\ Racine fit toutes les
I. Lettre de Af'"uie Sévii(n/^ i8 mars 1678. — 2. Nouv. Rem. y p. 21.