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il devait s'attendre et qu'on ne lui épargna point. UAri Poétique fut accueilli par les ennemis de Despréaux comme une traduction de TÉpître aux Pisons. Despréaux répéta alors en prose (') ce qu'il avait dit en vers. Il dédaigne ces injures mesquines et usées ; il ne veut répondre ni aux insinuations malveillantes lancées dans le public, ni aux écrits qui le qualifient de voleur. ** Si je n'ai donné aux auteurs de bonnes ** règles de poésie, j'espère leur donner par là une ** leçon assez belle de modération. Bien loin de leur ** rendre injures pour injures, ils trouveront bon que ** je les remercie ici du soin qu'ils prennent, de publier ** que ma Poétique est une traduction de la Poétique ** d'Horace : car, puisque dans mon ouvrage, qui est ** d'onze cents vers (*), il n'y en a pas plus de cinquante ** ou soixante tout au plus imités d'Horace, ils ne ** peuvent pas faire un plus bel éloge du reste qu'en le ** supposant traduit de ce grand poète ; et je m'étonne ** après cela qu'ils osent combattre les règles que j'y '• débite. "
Desmarets plaisante Boileau sur la pensée et sur le style des deux vers*: vous oj^rir ces leçons, etc. ** On ** voit qu'il est bien jeune encore dans l'étude d'Horace, " puisqu'il ne sait pas encore lui-même en pratiquer ** les leçons. Mais pourquoi rapporter des leçons au ** Parnasse, puisque c'est plutôt du Parfiasse que les " amants de la fable apportent des leçons ? Cela n'est ** pas intelligible et doit être corrigé. Mais il lui sera " difficile de remettre sur l'enclume tant de choses ** qu'on lui montre qui sont à réformer {^).