‹ L'art poétique de Boileau (volume 2)Chapitre 17 sur 153 · I. Hist. poét., etc. p. 39 et · texte numérisé non relu

I. Hist. poét., etc. p. 39 et

Nous renvoyons les lecteurs aux compilations de Baillet sur Plaute et Térence. On trouve là toutes les appréciations des siècles xvi' et xvir' sur les deux comiques. Il en est de fort singulières.

"'juge et partie et de quelcjues autres Comédies sem- '* blables '\ Brossette qui le désigne ainsi raconte au même lieu, que Colbert ('), entendant Boileau lire devant lui XArt Poétique, appliqua ce vers à un autre comédien et s*écria : Voilà Poisson, voilà Poisson ('') !

Racine jugeait comme Boileau les ** grossières équi- " voques 'Ml s'applaudit, dans la préface des Plaideurs. d'avoir respecté les oreilles délicates de ses auditeurs et de n*être pas tombé en un défaut malheureusement trop commun : " Ce n'est pas que j'attende un *' grand honneur d'avoir assez longtemps réjoui le '* monde. Mais je me sais quelque gré de l'avoir fait ** sans qu'il m'en ait coûté une seule de ces sales équi- ** voques et de ces malhonnêtes plaisanteries qui coû- ** tent maintenant si peu à la plupart de nos écrivains, ** et qui font retomber le théâtre dans la turpitude d'où " quelques auteurs plus modestes l'avaient tiré.

Vingt ans après la publication de VArt Poétique, Boursault osa prétendre que ces plaisanteries misérables et révoltantes avaient disparu du théâtre français. Bossuet s'indigna de cette affirmation et condamna les licences regrettables que se permit Molière, lequel, disait Bossuet en 1694, ** remplit encore à présent " tous les théâtres des équivoques les plus grossières *' dont on ait jamais infecté les oreilles des chré- ** tiens (3). " Molière imitait en cela ses vulgaires et infimes collègues; mais ce n'est point une excuse. Son génie devait lui suffire et il n'aurait pas dû s'abaisser à

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