‹ L'art poétique de Boileau (volume 2)Chapitre 43 sur 153 · Brossctte, îoc. cit · texte numérisé non relu

Brossctte, îoc. cit

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** 3° Corbin était rami de Du Souhait ; et ils rimaient *' tous deux à peu près dans le même goût. Il avait ** traduit la Bible mot à mot. Voici des vers de sa façon, ** que M. Despréaux avait retenus :

" A M, Du Souhait Odelette :

** Qui fa, mon du Souhait,

" Dicté tant à souhait

" Le vers qui te renomme ?

" Ces vers ne sont pas tiens ;

" Un homme je te tiens ;

" Ces vers ne sont pas d'homme ('). "

Ce Jacques Corbin eut pour fils Tavocat Jacques Corbin, que Despréaux fait ** enrouer ", au vers 36 de sa maigre Épltre de T Huître. Cet avocat fut précoce ; ** il plaida sa première cause à quatorze ans,et ne plaida ** pas mal pour son âge. Martinet, célèbre avocat, fit " alors cette Épigramme :

" Vidimus attonito puerum garrire (*) Senatu , ** Bis puer i y puerum qui siupuere senes, "

Jacques Corbin, son père, le poète, *' offrit (raconte ** encore Brossette) un tableau votif à Notre-Dame, ** pour obtenir à son fils un heureux succès dans sa ** plaidoirie, et mit ces deux vers au bas du tableau :

** Vierge au visage bénin, " Faites grâce au petit Corbin. "

L'intention était excellente, mais l'inscription ?... Corbin fit beaucoup d'autres vers pleins de bonne intention. Il rima une Franciade, ou Vie de saint François, en douze chants, de laquelle il fut le premier — peutêtre aussi Tunique — admirateur. 11 traduisit lui-même son admiration dans ce quatrain enthousiaste :

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